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augustegnalehi
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Critique: -livres -muisique Sortie de livre Entretiens Vie des auteurs Critique d'art,
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02.01.2008
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31.12.2013

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Sous la plume./ Trois questios à... Sophie Vaubourgoin

Publié le 31/12/2013 à 11:18 par augustegnalehi Tags : vie moi monde roman belle histoire femme cadre texte fille jeux enfant douceur livres éléments lecture
Sous la plume./ Trois questios à... Sophie Vaubourgoin

« Mon œuvre n’est pas un drame œdipien dans le plus strict sens de la psychanalyse »

Après la dédicace de son premier roman Mémoire blanche d’Afrique noire le samedi 30 novembre 2013 à Grand-Bassam, nous sommes allés à la rencontre de Sophie Vaubourgoin. Française de par sa naissance et ivoirienne d’adoption, elle découvre la Côte d’Ivoire lors d’un premier séjour de cinq ans, en 1973, alors qu’elle avait dix-neuf ans. Et ce n’est qu’à trente-cinq ans plus tard qu’elle réalise qu’il est enfin temps qu’elle revienne à ses premières amours afin d’y finir sereinement ses jours…Entretien

Après lecture, on a l’impression que votre œuvre relate un pan de votre vie.

“Mémoire blanche d’Afrique noire” est mon premier roman et, si je ne le qualifierais pas de véritable autobiographie, il n’en reste pas moins vrai qu’il retrace des tranches de ma vie agrémentées d’effets et autres ficelles littéraires qui lui donnent une dimension romanesque.

Recueil de souvenirs, quête d’un ailleurs meilleur, votre texte romanesque est une histoire forte dose œdipienne ...

Françoise, l’héroïne de ce roman, enfant non désirée et à laquelle sa mère n’a jamais caché qu’elle était le fruit d’amours contrariées va se construire, pour sa propre survie, un monde imaginaire, où un lieu (l’Afrique) et un personnage (son père qu’elle ne connaîtra jamais) auront la part belle. Ce n’est pas, dans mon entendement des événements de la vie de Françoise un drame œdipien dans le plus strict sens de la psychanalyse. Françoise mettra, certes, son père sur un piédestal car, comme tout enfant, elle a besoin d’un modèle, d’un héros. Quand à l’Afrique, ce sont les premières images de ses livres d’enfant qui lui serviront de fondations à la construction de son rêve : aller ailleurs, quitter cette grisaille environnante, se libérer du carcan de l’éducation inculquée par des religieuses sévères et au cœur sec qui la maintiennent enfermée. La liberté, l’amour ne sont-ils pas les éléments d’une quête universelle ?

Alors comme on le voit, le titre “Mémoire blanche d’Afrique noire” évoque une certaine angoisse qui nous transpose dans des tableaux dramatiques. Pourquoi cette agressivité et hostilité au monde environnant ?

Le titre “Mémoire blanche d’Afrique noire” n’évoque aucunement quelque angoisse que ce soit mais, bien au contraire, un cri d’amour pour ce continent, et en l’occurrence pour la Côte d’Ivoire qui est la mémoire vive de ma vie. D’ailleurs, je l’exprime dès les premières lignes de mon texte : « D’aussi loin que remontent ses souvenirs (Françoise) l’Afrique a toujours fait partie de sa vie ». Dans un roman, il me semble, s’alternent les tableaux dramatiques et ceux de bonheur, de gaité et de douceur. C’est un exercice littéraire auquel je me suis adonnée dans ce texte : « De la maman de ses tendres années, Françoise garde, enfouie dans les abysses de sa mémoire, l’image éblouissante de beauté et d’élégance d’une femme que ses yeux dévoraient, dont son cœur d’enfant s’emplissait ; Aude était drôle et spirituelle : Françoise l’aimait. » (p. 17), « … elle inonda ses aurores des caresses de ses cheveux soyeux, fleurant bon une eau de toilette aux arômes de lavande et de citronnelle, faisant de chacun de ses réveils un matin d’éternité » (p.18), « Ernest lui racontait son école le sports qu’il aimait, en particulier le football, rêvant un jour de voir son nom au panthéon des grands sportifs, ils lui faisait vivre ses jeux dans les rue de Ouagadougou, ses vacances au village familial…. » (p.36 37). Enfin, mais pas des moindres, je ne pense sincèrement pas avoir mis d’agressivité au monde environnant dans mon roman. Simplement l’histoire des rapports de cette petite fille vis-à-vis de son cercle immédiat se prête à une autodéfense justifiée et saine et qui finira par payer puisqu’elle va découvrir le bonheur dans un cadre absolument différent. Je remercie d’ores et déjà les lecteurs miens et tous ceux de Zaouli de partager avec moi cette merveilleuse aventure de l’écriture.

Auguste Gnalehi

augustegnalehi@hotmail.fr

In ZAOULI de Décembre 2013



SOUS LA PLUME./ ZONE 4, ERIC BOHEME

Publié le 16/03/2013 à 15:54 par augustegnalehi


CRITIQUE / ZONE 4, ERIC BOHEME



Que d’exotisme et d’érotisme !

Le roman – Zone 4 – publié par Frat/ Mat Éditions, et écrit par un auteur français, Eric Bohème, décrit sur près de 420 pages les aventures d’un Blanc à Abidjan. Une plongée dans l’univers des night-clubs, des sexes, alcools et filles de joie. Texte sensuel et bouillonnant.



Avec exotisme et érotisme et au travers des plastiques de femmes, Jean- Christophe Durin, le narrateur nous emmène à la rencontre d’une Côte d’Ivoire défigurée, en quête d’une paix intérieure. Un pays qui réapprend à aimer et à s’aimer.



UNE COUVERTURE ÉROTIQUE


Couverture. La plastique d’une femme dénudée mise en relief : une strip-teaseuse. Façade d’un night club, avec une lumière tamisée. Le titre : Zone 4 nous renvoie à un lieu référentiel, le marché du sexe. Tout ceci nous suggère, avant la lecture de ce roman que nous serons dans un univers de tensions croissantes, d’aventures sexuelles et amoureuses.

RECIT A LA LIMITE DE LA PORNOGRAPHIQUE

« Tu m’as dit : ‘’Maintenant je vais te baiser’’. Tu m’es tombé dessus, et dans la seconde qui suivait……tu dormais. Au point que j’ai eu du mal à me dégager ». P 33. Le sexe comme on le constate, occupe une place de choix dans cette œuvre qui disqualifie la plupart des jeunes filles ivoiriennes, travaillant et fréquentant les boites de nuit. « Grâce aux spots et aux lumières du bar, un examen attentif me permit de remarquer un triangle sombre qui prouvait qu’elle n’avait pas jugé bon de mettre slip, culotte ou même string. Elle ne portait pas de soutien-gorge sous son haut, le tout était excitant. Très excitant. » p 94-95

En effet, cette Zone 4 , quartier résidentiel dans la commune de Marcory est peuplée non seulement de nombreux expatriés Européens vicieux en quête des sensations fortes, mais aussi de nombreux bars et boites de nuit avec sa cohorte de jolies soirs, strip-teaseuses où l’alcool et la drogue font bon ménage.

A l’analyse, il y a une sorte d’exotisme dans cette œuvre. Pour donner l’illusion du réel aux lecteurs, l’auteur s’est appuyé sur une longue citation d’André Gide « D’autres en auraient pu faire un livre, mais l’histoire que je raconte ici, j’ai mis toute ma force à la vivre et ma vertu s’y est usée (…) » p 7. D’ailleurs, le post-scriptum de Mathilde Durain joue ce même rôle. Quel dédouanage !

Pour enfoncer le clou, quand il évoque par exemple un fait qui aurait lieu en Zone 4, il le compare à un autre fait qui a lieu en France. « En France, dire de quelqu’un qu’il est ‘’gentil’’ signifie que c’est un brave ‘’con’’. Parce qu’on a galvaudé cette qualité. A Abidjan, la gentillesse existe encore….. » . P 50. Et de renchérir à la page 27 en ces termes : « Dépassé par l’évènement … je cherche Claude du regard et lui prendre la main comme je prenais celle de mon père ».



Bohème, le narrateur ?

Zone 4 est un grand journal. Journal d’un noceur qui vit au jour le jour en dehors des conventions sociales. Alors question : Jean-Christophe Durin qui vit une vie de bohème est-il Eric bohème ? L’auteur s’est-il donné ce nom bohème pour nous faire un clin d’œil ? Toujours est-il que le nom de l’auteur reflète les actions posées par le narrateur.

Au second niveau de lecture, nous pouvons dire que ce texte est une autofiction. Dans son fonctionnement interne, cette œuvre oscille entre l’autobiographie et la fiction.

Outre la vie de bohème que mène le narrateur, ce livre raconte une Côte d'Ivoire qui a soif de vivre malgré les difficultés existentielles et sociétales. Une Côte d’Ivoire en proie aux tentatives de coup d’Etat qui se sont muées en une rébellion armée. « A cause des évènements qui se sont déroulés en cote d’Ivoire, j’ai passé six mois en France …le couvre feu a été levé » P 307-308. Par de petites touches, le narrateur montre le visage hideux d’un pays où des non nationaux font la loi : « Seuls les Libanais, et les Blancs qui les accompagnent ont droit de cité dans ce bar. Je suis outré ». P110.



Pas de la grande prose

L’histoire du livre est déroulée ici par la voix d’un narrateur intra-diégétique. C’est la voix de Jean-Christophe, qui se confond à celle de l’auteur. La sincérité de l’auteur dans la peinture des scènes de vie, son courage et son sens prophétique et de l’humour plongent le lecteur dans un onirisme. La fin tragique rompt avec désinvolture des 360 premières pages. La structure de l’œuvre, qui reste plus ou moins tributaire de la chronologie ne montre pas une maîtrise parfaite de la composition romanesque. Même si le récit est attrayant, sensuel et bouillonnant. En revanche, le style est alerte et certaines séquences sont drôles quand d’autres sont pathétiques.

AUGUSTE GNALEHI

SOUS LA PLUME.

Publié le 16/05/2012 à 23:24 par augustegnalehi
Dédicace.
Théophile Koui questionne les intellectuels africains

Une cérémonie sympathique de dédicace a eu lieu, récemment, à la Retonde des arts à Abidjan- Plateau. Au menu deux essais politiques écrits par le professeur Théophile Koui : L’Afrique à L’Epreuve de L’Histoire, paru chez Balafons et Les Cavaliers de l’Apocalypse, paru chez L’Harmattan.

C’est Foua Ernest de Saint Sauveur, écrivain qui a présenté ces deux ouvrages. On retiendra de cette présentation que l’auteur, plus qu’un militant de Gauche, est un intellectuel à la recherche d’une société africaine digne, faite de justice sociale. Ce qui explique, a souligné le présentateur, qu’il puisse être très critique des dérives populistes de pouvoirs dits de Gauche, des pouvoirs de ses camarades.

Situant le contexte socio-historique de ces deux livres, Foua Ernest de Saint Sauveur affirmera qu’ils ont été publiés cinquante ans après les indépendances africaines qui, de l’avis de l’auteur, devait permettre à l’intelligentsia africaine d’envisager, produire, ébaucher un modèle de société pour aider le continent noir à entamer dignement la marche vers la renaissance, sa renaissance. « Malheureusement, on allait déchanter très rapidement car, les fêtes de célébration des indépendances étaient –elles à peine terminées que l’ombre de Caïn faisait son apparition dans le décor ambiant, le glaive au clair ! L’incarnation des haines fratricides annonçait des noces de sang »

Face à cette problématique que pose L’Afrique à L’Epreuve de L’Histoire, l’auditoire a diversement réagit. C’est dans cette optique que Professeur Assiépo, anciennement recteur de l’Université d’Abidjan -Cocody a apostrophé les élites africaines sur la nécessité pour elles de ne pas toujours accuser le colonisateur, mais de rechercher plutôt des solutions d’un développement durable entre Africains.

En ce qui concerne Les Cavaliers de l’Apocalypse, selon Foua Ernest de Saint Sauveur, Théophile Koui porte un regard critique sur le pouvoir étatique de Laurent Gbagbo. Pour l’auteur sous les Refondateurs la Nation a été brutalement charcutéee en zone nordiste occupée par la Rébellion armée et en zone sudiste.

Avant la prise de parole du présentateur, Foua Ernest de Saint Sauveur, professeur Yacouba Konaté, directeur général de la galerie de la Rotonde des arts a, rendu un vibrant hommage à l’auteur le professeur Théophile Koui directeur du Département des études ibériques et latino- américaines. Yacouba Konaté dira de Théophile Koui qu’il a osé en 2010 de publier Côte d’Ivoire : les Cavaliers de l’Apocalypse où il met a nu la politique de ses camarades de Gauche.

Au cours des échanges, l’auteur a tenu à souligner que de puis lors, du nord au sud, de l’ouest à l’est, le spectre hideux de la mort parcourt toute l’Afrique. Partout le sang coule à flots. Et de questionner l’intelligentsia africaine : pourquoi un processus de libération s’est-il transformé en une implacable machine de destruction ?

Signalons que Théophile Koui est auteur de nombreuses publications dans des revues scientifiques ivoiriennes et étrangères dont entre autres Les échos du crépuscule, recueil de poèmes, paru en 1995 et Multipartisme et idéologie, essai politique paru en 2007.

Auguste Gnalehi, journaliste -critique littéraire
augustegnalehi@hotmail.com



SOUS LA PLUME./ PASSION DE SOUTANE DE SERGE GRAH

Publié le 31/03/2012 à 10:53 par augustegnalehi
Quand l’amour transcende douleur et angoisse

Déroutant ! Ce récit polyphonique qui mêle réalisme, fiction et onirisme. Voici un livre dont on sort l’air effaré et pantelant. La plupart des critiques sont unanimes : le roman de Serge Grah, Passion de soutane, est une réussite littéraire. En librairie.

Dans le bordel d’un mouroir, à la chambre n°399, Bernard et Lucy veillent leur père qui attend son heure, quant à Nicky, elle s’occupe de sa tante. Cette œuvre plonge tout lecteur dans l’univers hostile des hôpitaux. Un univers où les patients, devenus clients, ne retiennent guère l’attention des professionnels de santé. « Dans la salle d’attente, certains malades gémissent (…) Une femme manifestement à terme, est couchée à même le sol. Une autre est à bout de souffle. Assise sur un banc, elle a les yeux révulsés. (…) Un peu plus loin un enfant agonise….Tout à coup, un taxi achève sa folle course devant l’entrée des urgences. Il transporte un vieillard…Un infirmier s’approche et lance à l’attente de la femme (qui l’accompagne) : retournez avec votre malade… La négociation est âpre. La pauvre dame n’a que 15000 francs là où l’infirmier lui exige 20000 f… La dame est encore en train de marchander quand le vieillard rend l’âme. ». Comme on le constate, cet univers, où l’on soigne les malades, est devenu un mouroir.

Du coup l’avertissement selon lequel, ce récit est une pure fiction et que les noms, les personnages, les lieux et les incidents évoqués sont le produit de l’imagination de l’auteur est une pure distraction. En fait l’auteur veut utiliser la définition originelle du roman pour abuser le lecteur. Car ce récit se donne comme la réalité d’un délire subaigu qui rappelle le rêve où le lecteur croise des figures allégoriques.

Telle une tapisserie, ce texte est une soie de représentations d’images enfouies, refoulées et alternées dans une fiction postérieure au mémoire d’un prêtre iconoclaste. « Je me rappelais aussi le scandale du détournement des 60.000.000 de francs des comptes des prêtres expatriés du diocèse. Je crus que ce pompage était normal, et qu’il relevait du droit seigneurial de l’Evêque… ». Voici donc un prêtre nourri à la fois des valeurs du christianisme et des cultures africaines qui veut sauver les âmes en perdition. Hélas ! « A l’ordination de l’abbé Quentin, alors que j’avançais vers un cercle des prêtres Monseigneur Dogo dit : Voilà un prêtre à réduire à l’état laïc… ». Il aura donc tout raté : son idéal, ses aspirations, sa passion. Même si après lecture, son mémoire dénote l’ambiguïté dans la prise en main de sa propre conscience historique, il met à nu les tares de l’Eglise, une Eglise souffrante ; en porte témoignage cet extrait : « Je voudrais présenter mes excuses à mes autorités pour avoir ri devant leurs menaces et à Dieu que je n’ai pas voulu prier rituellement de peur qu’au cours d’une célébration liturgique l’Archevêque accompagné de l’abbé Jean de Dieu ne viennent me déshabiller devant tout le monde pour se rassurer que je suis plus prêtre. »

Des silhouettes se bousculent dans un désordre fiévreux, tourmenté, des visages apparaissent, des voix résonnent. Les personnages se meuvent comme sur un écran fuligineux .Ces flux d’images et de sons s’articulent selon des motifs inattendus sur la tapisserie du roman. .

Ce texte est une plongée atemporelle dans le fonds et le tréfonds de l’Homme. On se retrouve obligé de se regarder soi. C’est d’ailleurs, dans une dialectique de miroir brisé que le roman dérangeant et fascinant de Serge Grah interroge le mal religieux, le mal de la religiosité, le mal idéologique et le mal de la sociabilité.

Malgré ce tableau sombre, Passion de Soutane, c’est aussi l’histoire d’amour de Bernard et de Nicky. Voici le fil de trame de ce roman : l’amour. Un amour qui transcende toutes les vicissitudes de la vie. Un amour qui transcende douleur et angoisse. « Nicky et moi, nos liens se sont noués petit à petit, chaque jour en peu plus (…) Je me donnerai corps et âme pour lui appartenir (…) J’imagine ce que serait l’intensité de ce corps à corps, la volupté avec laquelle elle éveillerait mes sens, et laisserait nos désirs porter en écho mon ultime cri (…). La présence de Nicky est une illumination intérieure. ».

Nos deux tourtereaux, plus légers, s’évadent d’eux-mêmes. Sans prendre le temps de respirer, le narrateur s’attache au détail et au mot pour le dire qui crée le réel. « Un morceau de Kita bien noué à sa taille, et un autre, plié en bandeau, lui cache les seins. Ses cheveux, son cou, ses bras et ses doigts sont parés de bijoux en or. Elle se déhanche telle une princesse…C’est assurément l’instant le plus fort de ma vie. Nicky est vraiment la femme de ma vie. L’amour qui m’a sauvé du naufrage »

L’époustouflante réussite de Passion de Soutane se trouve dans la conduite d’un récit sombre, un récit fait de mort, de cruauté, d’horreur et d’amour. Tout est dit en creux. Scènes de genre, lueur, éclair, clarté, fredaine, présence de l’Histoire et de la mort oscillent comme un pendule, un épouvantail. L’écriture est nerveuse. Elle est comprimée dans des expressions à la fois allègres et vivaces.

De livre en livre, Serge Grah affirme sa singularité et la délectation d’une écriture ensorcelante qui plonge le lecteur dans un univers ni réel, ni onirique et ni fictionnel

Auguste Gnalehi
Journaliste, Critique littéraire
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ CARNET DE DOUTE DE JOSUE GUEBO

Publié le 29/12/2011 à 15:54 par augustegnalehi
POESIE / CARNET DE DOUTE DE JOSUE GUEBO

L’histoire douloureuse de l’Afrique revisitée.



Carnet de doute. Tel est le titre du recueil de poèmes de l’Ivoirien Josué Guébo, double Manuscrit d’or pour son poème" C’était hier "et sa nouvelle "Confidence d’une pièce de 25 francs"(Éditions Vallesse 2007), paru en juin 2011 chez les Éditions Panafrika. Ce texte poétique de 60 pages, au cours long, invite tout lecteur à revisiter l’histoire douloureuse de l’Afrique pour en faire une arme, un instrument de dénonciation, de lutte.



« Le café à Genève

L’homme se nomme Moumié

Tout homme est Félix

Plein la tempête véreuse

Le calice baisé à prix

De souffle »



Ce recueil au cours long se situe dans la ligne de la poésie de dénonciation, de la négritude et en conserve les traits les plus pertinents dans la structure formelle. En revanche, ce texte se démarque du mouvement. L’élargissement s’effectue surtout au niveau des prosodies et même de l’interprétation des événements. Pour ne pas tomber dans des clichés, des stéréotypes, Guébo supprime la propagande et va dans le sens d’une poétique extensive. Il ne s’agit plus d’une simple lamentation mais d’une expérience vécue, d’une intériorisation. C’est pourquoi sa parole retrouve un souffle neuf, recrée ou fait naître les mythes et les passions qui transposent les rêves et les réalités nouvelles traduisent les rapports nouveaux des hommes entre eux et expriment leur vision du monde.



« Il n’y a pas de doute

Accidentel

Rien

Qu’à propos

Où la ligne cicatricielle

Hausse le ton

Comme un sceptique ivre

(…)

La monnaie

D’un singe

Sautant

D’une branche à

L’autre du maquis épanoui »



Après s’être accoquiné avec l’Europe comprador, impérialiste, l’Afrique indépendante, il y a une cinquantaine d’années, doit revoir son rapport avec l’Occident. Pour le poète, la survie du continent noir en dépend. C’est pourquoi, il suggère de façon implicite un rapport d’équité, de justice entre l’Afrique et l’Europe, entre les pays en voie de développement et les pays industrialisés. C’est ici le lieu de souligner que l’actualité de par le monde s’est faite plus que jamais prestataire. Après lecture, l’on constate que Guébo crée une poésie où dominent l’émotion, l’obsession des images et le pouvoir de suggestion.



« D’un bout à l’autre

Du maquis de dune

Ni dal

Laden

(…)

A tous les vannés

De la bleue

Affalés aux sols

Par escouades de tirailleurs »



Le poète nous fait revisiter l’histoire douloureuse de l’Afrique : l’Afrique du commerce triangulaire, l’Afrique de la colonisation et l’Afrique des soleils de l’indépendance. A ce visage, se superposent les échos mal amortis de tout un contexte international tout aussi bousculé. Des résistants que d’autres nomment des rebelles ou terroristes comme Ben Laden, mais également les résistances armées épiques. Du coup, ce texte poétique au cours long ressemble à ces pleurs, à ces complaintes, à ces chansons populaires dont le thème est tragique de ses pleureuses traditionnelles qui invoquent la douleur pour exorcises leurs désirs.



« Si ce n’est de la mort

De Sankara

La parole grave maintient

(…)

Si ce n’est

De la mort de Samory

Livré

(…)

Sékou dit non

Touré crie niet »



En convoquant les figures historiques de l’Afrique, les héros de l’indépendance de l’Afrique, ce texte poétique bascule, culbute et cherche les voies les plus favorables pour permettre tout lecteur d’accéder enfin à l’illumination intérieure. Cette lueur, loin d’être malicieuse, est une lueur du souvenir, de prise de conscience historique pour quitter à grands pas l’encoignure des misères. D’où la déconstruction de toute idéologie de vénalité, de vassalité, de déloyauté et de prévarication. Cette morale, à la lecture de ce texte poétique au cours long, doit amener à l’Afrique nouvelle de s’approprier le devoir de l’horizon. Telle pourrait être le parti pris, la conviction, le sentiment du poète.



L’écriture de Josué Guébo, bien qu’elle se colore des scènes violentes de guerre, se reconstruit à travers des assemblages de mots mesurés et cadencés, est une sorte d’agencement d’images apparemment disparates qui se construisent comme des puzzle. En somme, le mérite de Guébo se situe non pas dans son engagement politique, mais la manière dont il structure ses métaphores, ses images et ses symboles.



Auguste Gnalehi

Journaliste, critique littéraire

augustegnalehi@hotmail.com





SOUS LA PLUME./ ANNONCE

Publié le 11/11/2011 à 21:05 par augustegnalehi


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AUGUSTE GNALEHI,
JOURNALISTE, CRITIQUE LITTERAIRE
CORRECTEUR DE LIVRE
DIRECTEUR LITTERAIRE A SESAME EDITIONS
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ LA PASSION DE SOUTANE BIENTOT EN LIBRAIRIE

Publié le 04/11/2011 à 16:49 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ LA PASSION DE SOUTANE BIENTOT EN LIBRAIRIE

Bientôt en librairie. / Roman
Passion de soutane, de Serge Grah
Quand l’amour transcende douleur et angoisse

Déroutant ! Ce récit polyphonique qui mêle réalisme, fiction et onirisme. Voici un livre dont on sort l’air effaré et pantelant. La plupart des critiques sont unanimes : le roman de Serge Grah, Passion de soutane, est une réussite littéraire. Bientôt en librairie.

Dans le bordel d’un mouroir, à la chambre n°399, Bernard et Lucy veillent leur père qui attend son heure, quant à Nicky, elle s’occupe de sa tante. Cette œuvre plonge tout lecteur dans l’univers hostile des hôpitaux. Un univers où les patients, devenus clients, ne retiennent guère l’attention des professionnels de santé. « Dans la salle d’attente, certains malades gémissent (…) Une femme manifestement à terme, est couchée à même le sol. Une autre est à bout de souffle. Assise sur un banc, elle a les yeux révulsés. (…) Un peu plus loin un enfant agonise….Tout à coup, un taxi achève sa folle course devant l’entrée des urgences. Il transporte un vieillard…Un infirmier s’approche et lance à l’attente de la femme (qui l’accompagne) : retournez avec votre malade… La négociation est âpre. La pauvre dame n’a que 15000 francs là où l’infirmier lui exige 20000 f… La dame est encore en train de marchander quand le vieillard rend l’âme. ». Comme on le constate, cet univers, où l’on soigne les malades, est devenu un mouroir.

Du coup l’avertissement selon lequel, ce récit est une pure fiction et que les noms, les personnages, les lieux et les incidents évoqués sont le produit de l’imagination de l’auteur est une pure distraction. En fait l’auteur veut utiliser la définition originelle du roman pour abuser le lecteur. Car ce récit se donne comme la réalité d’un délire subaigu qui rappelle le rêve où le lecteur croise des figures allégoriques.

Telle une tapisserie, ce texte est une soie de représentations d’images enfouies, refoulées et alternées dans une fiction postérieure au mémoire d’un prêtre iconoclaste. « Je me rappelais aussi le scandale du détournement des 60.000.000 de francs des comptes des prêtres expatriés du diocèse. Je crus que ce pompage était normal, et qu’il relevait du droit seigneurial de l’Evêque… ». Voici donc un prêtre nourri à la fois des valeurs du christianisme et des cultures africaines qui veut sauver les âmes en perdition. Hélas ! « A l’ordination de l’abbé Quentin, alors que j’avançais vers un cercle des prêtres Monseigneur Dogo dit : Voilà un prêtre à réduire à l’état laïc… ». Il aura donc tout raté : son idéal, ses aspirations, sa passion. Même si après lecture, son mémoire dénote l’ambiguïté dans la prise en main de sa propre conscience historique, il met à nu les tares de l’Eglise, une Eglise souffrante ; en porte témoignage cet extrait : « Je voudrais présenter mes excuses à mes autorités pour avoir ri devant leurs menaces et à Dieu que je n’ai pas voulu prier rituellement de peur qu’au cours d’une célébration liturgique l’Archevêque accompagné de l’abbé Jean de Dieu ne viennent me déshabiller devant tout le monde pour se rassurer que je suis plus prêtre. »

Des silhouettes se bousculent dans un désordre fiévreux, tourmenté, des visages apparaissent, des voix résonnent. Les personnages se meuvent comme sur un écran fuligineux .Ces flux d’images et de sons s’articulent selon des motifs inattendus sur la tapisserie du roman. .

Ce texte est une plongée atemporelle dans le fonds et le tréfonds de l’Homme. On se retrouve obligé de se regarder soi. C’est d’ailleurs, dans une dialectique de miroir brisé que le roman dérangeant et fascinant de Serge Grah interroge le mal religieux, le mal de la religiosité, le mal idéologique et le mal de la sociabilité.

Malgré ce tableau sombre, Passion de Soutane, c’est aussi l’histoire d’amour de Bernard et de Nicky. Voici le fil de trame de ce roman : l’amour. Un amour qui transcende toutes les vicissitudes de la vie. Un amour qui transcende douleur et angoisse. « Nicky et moi, nos liens se sont noués petit à petit, chaque jour en peu plus (…) Je me donnerai corps et âme pour lui appartenir (…) J’imagine ce que serait l’intensité de ce corps à corps, la volupté avec laquelle elle éveillerait mes sens, et laisserait nos désirs porter en écho mon ultime cri (…). La présence de Nicky est une illumination intérieure. ».

Nos deux tourtereaux, plus légers, s’évadent d’eux-mêmes. Sans prendre le temps de respirer, le narrateur s’attache au détail et au mot pour le dire qui crée le réel. « Un morceau de Kita bien noué à sa taille, et un autre, plié en bandeau, lui cache les seins. Ses cheveux, son cou, ses bras et ses doigts sont parés de bijoux en or. Elle se déhanche telle une princesse…C’est assurément l’instant le plus fort de ma vie. Nicky est vraiment la femme de ma vie. L’amour qui m’a sauvé du naufrage »

L’époustouflante réussite de Passion de Soutane se trouve dans la conduite d’un récit sombre, un récit fait de mort, de cruauté, d’horreur et d’amour. Tout est dit en creux. Scènes de genre, lueur, éclair, clarté, fredaine, présence de l’Histoire et de la mort oscillent comme un pendule, un épouvantail. L’écriture est nerveuse. Elle est comprimée dans des expressions à la fois allègres et vivaces.

De livre en livre, Serge Grah affirme sa singularité et la délectation d’une écriture ensorcelante qui plonge le lecteur dans un univers ni réel, ni onirique et ni fictionnel

Auguste Gnalehi
Journaliste, Critique littéraire
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME/ DECES DE AHOUSSI KABLAN

Publié le 08/07/2011 à 20:31 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME/ DECES DE AHOUSSI KABLAN
NECROLOGIE

AHOUSSI KABLAN, ADMINISTRATEUR CIVIL, AUTEUR DU ROMAN
LE TEMPS DE L’ECOLE, PARU CHEZ CEDA
EN 1976, EST DECEDE LE 29 JUIN 2011 AU CHU DE TREICHVILLE,
A L’AGE DE 75 ANS.

PROGRAMME :

VENDREDI 15 JUILLET :

LEVEE DU CORPS A 13 HEURES SUR LE PARVIS DE L’EGLISE NOTRE DAME
DE PRODOMO DE KOUMASSI ;
SUIVIE DU TRANSFERT DU CORPS A ASSOUBA, DERNIER
VILLAGE AVANT D’ARRIVER A ABOISSO.

21 HEURES : VEILLEE RELIGIEUSE

SAMEDI 16 JUILLET :

9 HEURES : MESSE DE REQUIEM, SUIVIE
DE L’INHUMATION AU CIMETIERE DUDIT VILLAGE

SOUS LA PLUME./ NOTRE VOIE REFAIT SURFACE

Publié le 27/05/2011 à 13:07 par augustegnalehi

Côte d’Ivoire : "Notre Voie" un journal pro-Gbagbo refait surface

RSF dénonce l’assassinat d’un journaliste proche du président sortant



Notre Voie est le seul journal proche de l’ancien chef d’Etat à être de nouveau diffusé. Son siège est toujours occupé par l’armée du nouveau président. Reporter sans frontière a indiqué que Sylvain Gagnetaud un journaliste de radio proche de Laurent Gbagbo a été assassiné début mai. Les responsables des médias privés en appelle au président Ouattara pour garantir la sécurité des journalistes.
Deux jours après l’investiture samedi à Yamoussoukro d’Alassane Ouattara à la tête de l’Etat ivoirien, Notre Voie, un journal proche du Front Populaire Ivoirien (FPI) du président sortant Laurent Gbagbo a réapparu dans les kiosques. « C’est Ouattara qui est un chef de guerre », peut-on lire à la une de ce numéro de Notre voie, qui visiblement n’a pas changé de ton en dépit de la tournure prise par les événements. Au plus fort de la crise post-électorale ivoirienne, le siège de Notre Voie avait été attaqué et pillé, provoquant une suspension de sa parution. Sur les ondes de la radio onusienne d’Abidjan, son directeur de publication, César Etou, a indiqué que le siège de son journal était toujours occupé par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) d’Alassane Ouattara, et que « nous faisons avec les moyens de bord en attendant qu’il soit libéré ». Les autres publications favorables à l’ancien chef d’Etat (Le Nouveau Courrier, Le Temps, Le Soleil d’Abidjan, Le Quotidien) n’ont pas toujours repris leur parution.

Ambiance délétère

Au moment où Notre Voie ressort en kiosque, l’organisation de défense des journalistes, Reporter sans frontières (RSF), signale que Sylvain Gagnetaud, un journaliste de Radio Yopougon réputé favorable à Laurent Gbagbo, a été tué début début mai. Dans un communiqué de presse diffusé mardi, RSF accuse les hommes du président Ouattara d’avoir perpétré cet assassinat. « Selon des sources convergentes il ( Sylvain Gagnetaud) aurait été arrêté lors d’une opération de ratissage des forces pro-Ouattara aux environs du 8 mai et exécuté peu après, en compagnie de jeunes suspectés d’être des miliciens pro-Gbagbo », écrit l’organisation. RSF a dénoncé cet assassinat et a ,déploré le fait que « les règlements de comptes » se « poursuivent en Côte d’Ivoire » en dépit de la fin officielle du conflit post-électoral.

De son côté, le président du Groupement des éditeurs de la presse privée en Côte d’Ivoire (GEPCI), Denis Kah Zion, a demandé à Alassane Ouattara et aux instances de régulation des médias de garantir la liberté de la presse dans le pays.

René Dassié
Source Afrik.com


SOUS LA PLUME./ ANNONCE

Publié le 20/05/2011 à 20:26 par augustegnalehi




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AUGUSTE GNALEHI,
JOURNALISTE, CRITIQUE LITTERAIRE
CORRECTEUR DE LIVRE
DIRECTEUR LITTERAIRE A SESAME EDITIONS
augustegnalehi@hotmail.com