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augustegnalehi
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Critique: -livres -muisique Sortie de livre Entretiens Vie des auteurs Critique d'art,
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02.01.2008
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SOUS LA PLUME./ MUSIQUE

SOUS LA PLUME./ MUSIQUE

Publié le 16/07/2009 à 22:40 par augustegnalehi
CONCERT LIVE.

Yakomin aux cimes des sonorités

Le samedi 13 juin dernier, la salle des mariages de l’Hôtel communal de Cocody-Abidjan- a vibré aux sonorités envoûtantes et magiques de Yakomin, un sextuor. C’était lors d’un concert live devant un public sympathique friand, amateur de rythmes tradi-modernes composé d’Africains, d’Européens et d’Asiatiques. Spectacle féerique, haut en couleur !

Yakomin, ce n’est pas un nouveau jeu venu du Japon, mais un mot Yacouba (communauté linguistique à l’ouest de la Côte d’Ivoire) dont les syllabes signifient littéralement « Elite de demain ».

Né du plaisir de jouer ensemble la musique, ce sextuor formalisé en novembre 2004 n’a pas usurpé son nom, le samedi 13 juin dernier, à l’Hôtel communal de Cocody. Et ce n’est pas Mel Eg Théodore,ministre de la SALUBRITE ET LA VILLE qui dira le contraire, lui qui emporté, transporté, envoûté, transbordé par la musique de ce groupe n’a pas hésité un instant à monter sur la scène pour exécuter un morceau. C’était tout simplement sublime.

La frappe sourde mais douce du djembé (Opoh Dabo Daniel et N’zian Koffi N’zoré), du balafon (Kouissoa Honorat Gilles) rythmée tantôt par une guitare (Mahan Dapleu Casimir) aux sons aigus et doux, tantôt par l’ahoco (N’zian Koffi) et le souffle insistant de la flûte traversière (Kouamé Bouffouo Pierre), de la clarinette (Ouattara Souleymane), c’est cela la musique tradi-moderne made in Yakomin. Fusion d’instruments africains et occidentaux, carrefour où se rencontrent toutes les civilisations, Yakomin a, par moments, transporté, cette nuit-là, toute la salle des mariages de l’Hôtel communal de Cocody dans une sorte d’hystérie collective, d’exaltation et d’exultation. Quel spectacle féerique, haut en couleur ! Ce sextuor a convoqué des sons aigus, doux tantôt jazziques, tantôt purs pour produire un son agréable, rocailleux et complexe. Ballades chaloupées, rythme binaire quelquefois rapide, parfois régulier, mélodies sucrées, harmonies envoûtantes… Voilà un son urbain qui fait la différence comme le témoignent les morceaux tels que Balade senoufo, Afro blues, La marche du désert, Le rêve accompli, Innocence , Kissass et Achovias…

Dépouillée, sincère, très proche de ses sources rurales, cette musique est originale mais, à bien des égards, distante des variantes technologiques des années 80 et 90 qui dérive vers la variété prosaïque.

Gorgé d’accents négro-africains, hispano- andalous voire arabo-berbères, le genre est innovateur et s’exporte bien. La preuve : en 2007 et 2008 ce groupe, à la fête de la musique du District d’Abidjan, a remporté le grand prix de la création artistique. En février Yakomin est lauréat aux premiers jeux des Etats sahélo sahéliens à Niamey au Niger. Il est à souligner que ce sextuor est retenu pour participer au Festival panafricain d’Alger du 5 au 20 juillet prochain et au Festival des Arts Nègres à Dakar au Sénégal en décembre prochain.

L’intermède musical a été assuré par l’Ensemble vocal du conservatoire national de musique. Cet Ensemble vocal a interprété I wassado de Nayanka Bell, Kouglizia de François Lougah et Biandè de Reine Pélagie.

Quand Yakomin revient sur la scène, c’est de transporter tout le public dans un univers onirique avec des danseurs et danseuses qui tracent des figures géométriques : des parallélogrammes et des cercles… Cette construction et déconstruction de l’espace montre non seulement la dextérité de ce sextuor, mais nous a fait voyager à travers les rythmes africains et par ricochet ivoiriens. Cette excursion, cette pérégrination musicale a permis à ce public sympathique, amateur de cadence tradi-moderne de revisiter le tempo de la Côte d’Ivoire du nord au sud en passant par l’est et l’ouest.

En somme, ces éléments de ce sextuor, tous enseignants de musique, montrent sans prétention aucune la voie à suivre et à leurs élèves et à tous ceux qui veulent emprunter le chemin tortueux, caillouteux de la musique, la vraie et non de cette cacophonie que l’on nous sert à longueur de journée.

A la fin de ce concert live, toute la salle était debout. Elle n’arrêtait pas d’applaudir, d’ovationner ce sextuor. Yakomin c’est la percussion, ce sont les instruments à vent : c’est l’élite de demain, s’exclamait tout ce petit monde.

Auguste Gnaléhi
augustegnalehi@hotmail.com