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augustegnalehi
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Critique: -livres -muisique Sortie de livre Entretiens Vie des auteurs Critique d'art,
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
02.01.2008
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31.12.2013

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salut, je voudrais vous remercier car vous faites beaucoup pour la littérature africaine et ivoirienne en part
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SOUS LA PLUME./ LOIN DE MON PERE

Publié le 24/06/2010 à 13:43 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ LOIN DE MON PERE
Véronique Tadjo explore les méandres de l’identité

Le dernier roman de l’écrivaine ivoirienne est paru aux éditions Actes Sud

Véronique Tadjo, née en 1955 à Paris de mère française et de père Agni (Côte d’Ivoire), a grandi à Abidjan. Son enfance a été marquée par de nombreux voyages. Après quelques années passées au Kenya, en Angleterre, puis en Amérique Latine, elle vit en Afrique du Sud depuis huit ans. Poète et romancière, elle est aussi auteur de livres pour la jeunesse qu’elle illustre elle-même. Elle a reçu le Grand Prix Littéraire d’Afrique Noire 2005 pourl'ensemble de ses oeuvres . Loin de mon père (ed. Actes Sud, 2010) marque une réflexion plus personnelle sur son pays et sur la famille en proie depuis septemble 2002 à une crise molitaro-politique.

Après des années d’absence, Nina revient à Abidjan enterrer son père, le Dr Kouadio Yao. Ecrasée par un grand sentiment de solitude, elle fait face aux parents, aux voisins et amis. La famille se charge de l’organisation matérielle des funérailles, dans le strict respect de la tradition. Nina met de l’ordre dans les affaires paternelles et découvre des facettes insoupçonnées de ce père, qui a eu d’autres enfants.

Le fil conducteur de ce roman fortement autobiographique repose sur l’attente de la sœur de Nina, Gabrielle, qui a rompu tout lien avec sa famille depuis des années. De mère française, Nina est une métisse, en quête d’elle-même et d’un enracinement géographique. Elle observe avec curiosité et incompréhension parfois, la vie qui se déroule dans ce pays, qu’elle connaissait autrefois. L’exil et la guerre ont changé sa vision du pays. Les zones d’ombre et d’incertitude affleurent de toutes parts.

Un roman foisonnant

Ce deuil s’avère un voyage au bout d’elle-même, par la plongée dans l’univers paternel, à travers le carnet, les lettres, les photos, le guide de lutte contre la sorcellerie et autres documents trouvés dans le bureau.. La mort de son père réveille les souvenirs et suscite des interrogations sur sa place dans ce pays au bord du chaos. Elle découvre les conditions du mariage de ses parents ; les relations extraconjugales de son père ; son attachement aux traditions ancestrales, étonnant chez un homme éduqué. Elle imagine les raisons du choix de sa mère, musicienne, de rester vivre en Afrique, qui s’est isolée dans la musique, tout en l’initiant à l’art.

Nina constate que « L’homme qui lui avait donné la vie, avait truqué la réalité, joué sur les apparences, coulé le monde en rondelles. ». Elle ne fait aucun reproche, n’émet aucun jugement. La mort du père apporte une réponse à sa quête identitaire : « Ses frères et sœurs qui lui donnent des racines la plantaient fermement dans la terre. Elle qui croyait avoir tout perdu, possédaient à présent plus d’attaches qu’avant. Etait-ce cela l’héritage du père ? »..

Les thèmes abordés foisonnent à travers l’organisation de ces funérailles et les retrouvailles avec un pays : la situation politique en Côte d’Ivoire ; la relation de couple ; l’attitude de la femme face à l’esprit polygame ; le rôle de l’intellectuel et de l’artiste en Afrique ; la nécessité de la conservation des œuvres des artistes pour les générations futures ; l’influence des marabouts dans la société ; le métissage, l’expérience de la différence et le tiraillement entre deux cultures.

Le roman est une observation clinique sur la filiation, la tradition, le sort d’un pays à l’équilibre fragile qui sort d’une crise identitaire, à l’image de l’héroïne, Nina. L’attente et la confusion règnent. Reflet de la situation politique d’un pays, en attente d’élections et d’un retour à la normale ?

Source: Afrik.com




SOUS LA PLUME./ EN LIBRAIRIE

Publié le 03/06/2010 à 14:25 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ EN LIBRAIRIE

Chaka Zoulou, fils du ciel

Il y a deux cents ans, en Afrique du Sud, vivait Chaka. Chef zoulou, Chaka est un incroyable personnage qui est devenu pour tous les Africains un symbole de résistance et a acquis avec le temps une dimension mythique. Il n'avait pas de palais, il vivait parmi ses guerriers, comme ses guerriers. Mais le monde tremblait lorsqu'il fronçait le sourcil....



Ce livre raconte l’histoire de Chaka, guerrier légendaire et fondateur du grand empire zoulou. Chaka naît à la fin du XVIIIe siècle sur ces terres d’Afrique australe où les premiers Blancs – une poignée de colons hollandais – viennent tout juste de s’installer. Les clans africains, eux, se répartissent le territoire de façon informelle, et parfois belliqueuse. Avec l’aide d’un puissant féticheur qui lui confère des capacités surhumaines, Chaka impose l’union aux clans rivaux. Il apporte surtout une idée neuve : les divisions ethniques sont oubliées et dépassées, au profit de l’État Zoulou. Sous la férule de Chaka, ce royaume ne cessera ensuite de s’étendre, pour devenir un véritable empire.

L'auteure, Lilyan Kesteloot, partage son temps entre le Sénégal, où elle est chercheur, spécialisée dans l’étude et la traduction des littératures d’Afrique noire, et la France, où elle enseigne la littérature africaine en Sorbonne. Elle a traduit de nombreuses épopées et contes africains.

Émilie Seron, qui signe les illustrations intérieures de ce livre, est belge, née en 1978. Elle a illustré divers livres jeunesse.

Chaka Zoulou, fils du ciel est une coédition RFI - Casterman.


SOURCE RFI




SOUS LA PLUME./ concours de poesie

Publié le 24/05/2010 à 16:55 par augustegnalehi


Prix Tchicaya U Tam’si de poésie

L’Association Tchicaya U Tam’si, à l’occasion des cinquantièmes anniversaires de l’accès à l’indépendance des États africains, et pour commémorer l’engagement de Tchicaya U Tam’si auprès de Patrice Emery Lumumba, crée un Prix littéraire de poésie, pérenne et annuel, intitulé "Prix Tchicaya U Tam’si de poésie".

Le Prix Tchicaya U Tam’si de poésie entend, à terme, s’adresser à toute la communauté francophone africaine. Il récompense des auteurs de textes écrits en langue française.

Les textes présentés au concours doivent être inédits.

Pour la première session, qui a lieu cette année des cinquantenaires, en raison des moyens limités de l’association, le Prix honorera des auteurs issus de l’un des trois États intérieurs des bassins de l’Oubangui et du Congo, soit : la République de Centrafrique, la République Démocratique du Congo et la République du Congo.

Seules pourront concourir pour cette première session, les personnes de toute nationalité africaine résidant de manière permanente dans l’un des pays précités depuis au moins dix années.

Le Prix Tchicaya U Tam’si de Poésie est doté d’une récompense globale de 1.000.000 FCFA, soit 1500 € environ, à répartir entre trois lauréats à raison de :

– 1er Prix : 500.000 FCFA

– 2e Prix : 300.000 FCFA

– 3e Prix : 200.000 FCFA

conformément aux dispositions du Règlement intérieur du Prix.

Pour participer au concours les candidats doivent adresser cinq pages de poèmes au format PDF dans les conditions fixées au Règlement intérieur du Prix publié sur le site de l’association : www.tchicayautamsi.org

La composition du poème ou des poèmes est entièrement libre : nulle contrainte ni de sujet ni de forme.

Le concours est ouvert, pour l’année 2010, du 1er mai 2010 à 00H00 au 31 août 2010 à 23H59.



Fait à Paris, le 25 avril 2010

Jean-Christophe MOUDILOU, Président

Léopold CONGO-MBEMBA, Chef de projet

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CINQUANTENAIRE DES INDÉDENDANCES DES ÉTATS AFRICAINS

PRIX TCHICAYA U TAM’SI DE POÉSIE

L’Association Tchicaya U Tam’si a retenu au cours de ses travaux de l’année 2009, à côté d’autres chantiers, de mettre à l’étude la réalisation d’un Prix de poésie éponyme. Ce projet a été retenu parce qu’il réalise les objectifs que l’association s’assigne, en même temps qu’il donne à commémorer notre titre distinctif, le nom de Tchicaya U Tam’si, dans sa dimension historique, à l’occasion de la célébration des cinquantenaires de l’accession à l’indépendance des États africains.

Au titre des objectifs de l’association

L’association Tchicaya U Tam’si proclame le souci de ses membres de s’investir, par la réflexion et par l’action, individuellement ou collectivement, dans la recherche des solutions aux difficultés du continent africain, et notamment, dans le pays originaire de ses membres, la République du Congo.

Le Prix de poésie s’inscrit dans ce cadre, pour répondre à la rareté de Prix pérennes honorant les arts et l’esprit dans l’espace africain, et pour ressusciter et encourager la pratique culturelle par laquelle Gérald Félix Tchicaya, dit Tchicaya U Tam’si, a pris sa place pleine et entière dans la Cité.

Ce Prix qui a une vocation panafricaine, se déploiera progressivement à tout l’espace francophone africain. Dans un premier temps, en cette année 2010 de son lancement, en raison des moyens matériels et humains limités de l’association, il couvrira les seuls pays intérieurs du bassin oubanguien et du bassin congolais, soit : la République de Centrafrique, la République Démocratique du Congo et la République du Congo, comme premiers pas.

L’extension à toute la CÉMAC devrait intervenir rapidement pour finir par réunir toute la communauté africaine d’histoire et de langue survenue avec la francophonie.

Au titre de l’histoire et de l’actualité

A l’heure des célébrations des cinquantenaires de l’accession à l’indépendance des États africains issus de la colonisation, la personnalité et l’oeuvre de Tchicaya U Tam’si doivent être relevées de l’oubli, pour en souligner la solidarité avec la figure emblématique du temps des indépendances, la plus haute par sa tragique affirmation, Patrice Emery Lumumba, qui aujourd’hui encore demeure le nœud indissoluble où achoppe tout essai de réflexion sur la problématique et la réalisation de cette indépendance.

Il nous a paru indiqué de redonner à voir et à entendre l’espérance et la tragédie des humbles telles que scellées en legs de l’histoire dans les mots de Tchicaya U Tam’si, comme par exemple, dans Le Bal de Ndinga, jadis, par Gabriel Garant mis en scène et magistralement incarné par Pascal Nzonzi. L’association projette de le faire en cette session inaugurale du Prix.

Par ailleurs, elle souhaite aussi partager avec tous l’idée que la création et l’institution d’un Prix de poésie en cette occasion, permet d’élever à la symbolique et aux significations de jubilé ce qui s’inscrit historiquement dans le cinquantenaire de cette indépendance.

Nous retenons et acceptons de la Tradition que le jubilé appelle l’idée d’un nouveau départ.

Au titre de l’incidence sociale

La part dévolue à la culture dans les politiques publiques africaines demeure la part la plus faible. Dans le même temps, on déclare à toutes les tribunes que le développement social, le développement économique ou industriel ne s’envisagent pas s’ils ne sont pas portés par un vrai développement culturel.

L’association Tchicaya U Tam’si qui souscrit à cette affirmation, souhaite créer par l’existence de ce Prix la possibilité de nourrir les élans créatifs individuels, tout de même que d’inventer et de consacrer des espaces et des temps publics où la liberté est affirmée et célébrée sans entrave par la culture.

La poésie, par sa faculté d’embrasser la totalité des préoccupations humaines, et par sa capacité à faire droit à toutes les aspirations, se confond avec la source des libertés. Elle a porté partout, par le chant comme par la méditation, l’homme sur le chemin de l’émancipation.

A l’heure où l’Afrique n’a plus qu’elle-même à surmonter pour déployer concrètement son développement, le poème, cela qu’Aimé Césaire appela les armes miraculeuses, c’est-à-dire, ces armes qui point ne tuent mais, au contraire, ressuscitent l’esprit pour réarticuler notre être à la plénitude de la vie — le poème, disions-nous, doit porter et soutenir l’homme africain en face des entraves endogènes actuelles, qui contrarient son épanouissement sur le continent.

L’Association Tchicaya U Tam’si, par l’établissement de ce Prix de poésie, s’engage dans la promotion de la culture active dans la société africaine, pour permettre que s’y élèvent chaque année des voix et figures nouvelles, avec l’espoir de voir parmi elles quelque porteur de fierté, de souveraineté et d’insolence, comme Gérald Félix TCHICAYA l’a été hier et le demeure à jamais, et comme cela fut aussi le rêve concret de l’homme du commun qui, il y a cinquante ans, aspirait à l’indépendance

Du financement du Prix

La création du Prix Tchicaya U Tam’si de Poésie est une initiative associative, portée par de citoyens que motive la promotion des valeurs de liberté, de justice et de fraternité, et soucieux de la vie de l’esprit nécessaire à l’éclosion et l’exercice de la pleine citoyenneté.

Elle vise à mettre la personne, le citoyen, l’individu résidant en Afrique au cœur des actes de solidarité internationale et de coopération.

L’Association Tchicaya U Tam’si pourvoit à la dotation du Prix, pour un million de francs CFA, par les cotisations de ses membres.

Pour la réalisation du projet et sa pérennisation, et pour faire face aux charges induites par l’animation, l’Association Tchicaya U Tam’si sollicite l’aide, les subventions, les dons, des entreprises et des administrations, de toutes institutions comme de toutes personnes physiques susceptibles de sympathie pour les valeurs portées par l’association et le projet.

Elle se fait le devoir de rapporter à ses généreux contributeurs un point sur l’accomplissement des missions réalisées avec les fonds reçus.

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Prix de Poésie Tchicaya U Tam’si Session 2010

Règlement intérieur

Article I : Préambule

L’association Tchicaya U Tam’si, en vue de promouvoir la création artistique et les loisirs culturels sur le bassin de l’Oubangui et du Congo, institue un Prix de poésie appelé Prix de poésie Tchicaya U Tam’si.

Article II : Objectifs du Prix

Le Prix a pour objectifs :

1/ - de récompenser les auteurs africains vivant de manière pérenne dans l’un des trois Etats : la République de Centrafrique, la République Démocratique du Congo et la République du Congo ;

2/ - de susciter, d’encourager les vocations et de concourir au développement de la présence poétique contemporaine dans l’espace public africain.

Article III : Attribution du Prix

1/ Le Prix de poésie Tchicaya U Tam’si est décerné tous les ans.

2/ Le Prix consiste en une dotation de 1.000.000 FCFA.

3/ Le Prix est décerné à trois lauréats à raison de :

1/ 500.000 FCFA pour le 1er prix

2/ 300.000 FCFA pour le 2e prix

3/ 200.000 FCFA pour le 3e prix

4/ Un diplôme signé par le Président de l’association Tchicaya U Tam’si est remis à chaque lauréat.

Article IV : Le jury

1/ Le jury du Prix est composé de sept membres choisis par l’Association Tchicaya U Tam’si. L’association Tchicaya U Tam’si désigne le Président du Jury.

2/ Aucun des membres du jury ne doit concourir pour la session du Prix où il est membre.

Article V : Déroulement du concours

1/ Chaque membre du jury attribue une note à la participation de chaque candidat.

2/ Les notes attribuées et la désignation des lauréats ne peuvent faire l’objet ni de contestation ni de recours.

3/ La somme des notes d’un candidat détermine son rang.

4/ En cas d’égalité sur la somme de notes la plus élevée, le jury départage les ex aequo par l’attribution de nouvelles notes.

4/ Le président de l’association Tchicaya U Tam’si et le président du jury proclament les résultats et décernent le Prix aux lauréats au cours d’une cérémonie officielle.

Article VI : Conditions de candidature

1/ L’association Tchicaya U Tam’si annonce l’ouverture du concours dans les médias de la République de Centrafrique, la République Démocratique du Congo et la République du Congo, ou par toute autre voie accessible aux populations de ces Etats. Elle annonce également la date de clôture du concours.

2/ Toute candidature qui parvient après la date fixée ne peut être retenue.

3/ Les candidatures au Prix sont soumises par des auteurs africains dont le lieu de résidence est la République de Centrafrique, la République démocratique du Congo ou la République du Congo.

4/ La candidature au Prix se fait par un choix de poèmes répartis sur 5 pages adressé par fichier informatique à l’adresse suivante : prixdepoésie@tchicayautamsi.org

5/ Les candidats apportent sur une page les éléments de son identification : nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, adresse postale et de sommaires indications biographiques.

6/ Le dernier délai pour concourir à la session 2010 du Prix est fixé au 31 août 2010.

Article VII : Publication

1/ La proclamation du concours donne lieu à publication de tout ou partie des textes présentés au concours dans la Revue du Prix Tchicaya U Tam’si 2010, qu’ils aient été primés ou non.

2/ La publication des textes ne donne droit à aucune compensation d’aucune nature.

Article VIII : Adhésion au Règlement intérieur du Prix

La participation au concours équivaut acceptation et adhésion à l’ensemble des dispositions du présent règlement intérieur.

SOUS LA PLUME./ ANNONCE

Publié le 30/03/2010 à 21:39 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ ANNONCE
AVIS AUX ECRIVAINS EN HERBE, ECRIVAINS ET MAISONS D'EDITION


Nous sommes un groupe de spécialistes .
Nous mettons nos compétences à votre disposition.
Voici nos domaines de compétences:

-COURS D'ECRITURE

Roman, nouvelle, théatre, poésie
Critique d'oeuvre littéraire , d'art, et
cinématographique...

-CORRECTION DE MANUSCRITS

-REECRITURE DE MANUSCRITS


Infoline:

225 07 30 45 37
225 60 13 90 26
225 60 53 25 96

AUGUSTE GNALEHI,
JOURNALISTE, CRITIQUE LITTERAIRE
CORRECTEUR DE LIVRE
CONSULTANT A VALLESSE EDITIONS
DIRECTEUR LITTERAIRE A SESAME EDITIONS
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ SORTIE DE LIVRE

Publié le 25/03/2010 à 20:44 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ SORTIE DE LIVRE

BLANCHISSEZ-MOI TOUS CES NEGRES

On a tout dit sur les femmes noires qui se blanchissent la peau, qu’elles sont complexées, masochistes, et surtout inconscientes des dangers que leur font courir ces pratiques : hypertension, stérilité, problèmes osseux, voire cancers.
On a tout dit, sauf que les femmes mais aussi les hommes qui se dépigmentent, sont d’abord les victimes d’une addiction orchestrée par des savants fous qui s’ingénièrent dès le 18è siècle à « blanchir les nègres » pour de vrai.
En France, on les plongeait dans un bain d’acide oxymuriatique, au Québec, on les bombardait de nitrate d’argent, alors qu’aux Etats-Unis, on les décapait aux rayons x, provoquant chez les cobayes de graves brûlures et souffrances.
Ces expériences ont au fil des siècles laissé croire à certains Noirs, déboussolés par l’esclavage, qu’ils pouvaient réellement changer de peau pour changer de vie en s’enduisant le corps avec de miraculeuses crèmes éclaircissantes.
Ce livre retrace l’incroyable histoire du blanchiment et dévoile comment ce fléau, soutenu par la propagande occidentale, s’est imposé à des millions de gens, accrocs désormais d’une drogue inquiétante qui leur empoisonne la vie.

SERGE BILE

www.sergebile.com





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SOUS LA PLUME/Je n'attendais que toi de Komara Con

Publié le 15/03/2010 à 19:46 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME/Je n'attendais que toi de Komara Con
Je n'attendais que toi de Komara Constance Mariam

Critique.

Des morceaux d’amour

Komara Constance Mariam est de retour, après plus de cinq ans d’absence sur le marché du livre. La dernière livraison, Je n’attendais que toi, un recueil de dix nouvelles de 163 pages, publié chez Edilis, vient confirmer son talent immense. Avec une écriture sobre, fortement comprimée dans des expressions à la fois allègres et vivaces, cette œuvre empoigne, agrippe tout lecteur dès les premières pages. Des récits délicieux et croustillants. Décryptage.



La couverture. Une jeune dame sympathique. Aux yeux fuyants. Regard candide et malicieux. Sourire aux coins des lèvres. Cils et sourcils bien soignés. Le tout dans un fond olive. Pudibonderie ! Espièglerie !

A bien des égards, ce portrait fascinant participe à la construction narrative des morceaux d’amour parsemés dans les récits. Dix nouvelles. Dix tableaux différents de la vie. Des tableaux tantôt sombres, tantôt gais. Avec des thèmes variés et variants tels que l’amour, l’amitié, la déception, la trahison, la mort et la quête d’enfant.

En effet, ce thème-la quête d’enfant- envahit toute l’œuvre. Quelle obsession ! Est-ce une phobie ou une hantise que l’auteur essaie de véhiculer à travers son œuvre ? Ou encore est-ce une monomanie ? Même si le préfacier, Cissé Idriss Maître- Assistant au département des lettres modernes (université d’Abidjan- Cocody) lance cet avertissement : « Il faut le (l’œuvre) lire en ayant à l’esprit cette injonction d’Alain Bentolila : " Lire ce n’est pas rencontrer un auteur mais, d’abord, des personnages, des situations, un univers". »
En psychanalyse ces différentes questions que nous nous posons ne sont pas anodines…

Les différentes nouvelles sont menées de bout en bout à la manière d’une geste épique. Témoins : cette flamme qui renaît, après une histoire d’amour déçu, entre Safi et Oyé deux amis du lycée séparés depuis plus de vingt ans. (Quand l’espoir renaît) ; ou encore le rendez-vous organisé par Tenin pour que son amie Oumou rencontre le grand amour (Né un 4 mars). Outre ces récits généreux, il y a aussi des témoignages poignants où se mêlent atmosphères étranges et faits troublants plus proches du conte que de simples textes fantastiques.
Preuves : Mystères et Libérée. Mystères, cette nouvelle plonge le lecteur dans la mort lente par hypothermie de trois sorcières en mission au Canada dont l’avion s’écrase dans la neige. Quant à la nouvelle Libérée c’est l’histoire d’une mère qui assassine sans aucun remords son propre fils. En effet, Richard, enfant, issu d’un acte incestueux, viole sa mère.

Je n’attendais que toi, recueil éponyme, est un texte d’espoir. Jacob Saraka, après avoir enterré sa troisième épouse à quarante huit ans, dégoûté de la vie, reprend espoir avec Raki. Cette jeune dame, médecin de formation va lui apporter un brin de joie et de bonheur.

Comme on le voit, les thèmes s’entremêlent, se conjoignent et se polarisent tantôt en un espace bousculé tantôt en un espace angélique.

L’intérêt de ce recueil de nouvelles réside dans son mode de narrativité. L’écriture sobre, fortement comprimée dans des expressions allègres et vivace, entraîne le lecteur dans des délicieux textes croustillants.

Auguste Gnalehi







SOUS LA PLUME./ PIONNIERES DU PASSE

Publié le 11/03/2010 à 21:10 par augustegnalehi

Un hommage aux femmes africaines

A l'occasion du 8 mars, journée internationale de la femme, Serge Bilé rend hommage à l'engament politique et à l'esprit de liberté qui animaient les pionnières africaines du... Moyen-âge. Une page d'histoire, hélas, méconnue, qui pourrait cependant inspirer bon nombre de femmes aujourd'hui aux quatre coins du monde


J’ai toujours été fasciné par les grands empires soudanais, pour ce qu’ils nous enseignent sur les pratiques et les mœurs d’autrefois concernant, en particulier, les femmes, dont l’engagement politique n’avait d’égal, au moyen âge, que leur indépendance d’esprit.
A l’avènement, par exemple, en 1240, de l’empire de Mali, qui marquait l’entrée en force de l’islam dans la région, les femmes ouest africaines se singularisaient déjà en refusant, pour beaucoup d’entre elles, d’adopter les restrictions vestimentaires imposées aux musulmanes dans le monde arabe.
« Devant les hommes, elles ne se voilent point, bien qu’elles soient assidues à la prière », s’en indigna d’ailleurs le globe-trotter marocain Ibn Battuta, qui visita le pays, en 1352, en fustigeant au passage leur manque de « pudeur » dans le récit néanmoins passionnant qu’il fit de son périple.
Et le même, tout aussi choqué, de dénoncer également cette anomalie à ses yeux : « Les femmes de ce pays ne voyagent pas avec leur mari. Elles ont des amis et des compagnons parmi les étrangers. Si leur mari, en rentrant chez lui, trouve sa femme avec son compagnon, il ne désapprouve point cela ».
Ibn Battuta en fera d’ailleurs l’expérience chez un ami soudanais, un certain Abu Muhammad , dont il était l’invité.
« Je le trouvai assis sur un tapis. Au milieu de sa maison il y avait un lit, surmonté d’un dais; sur ce lit une femme était en conversation avec un homme assis. Je dis à Abu Muhammad : « Qui est donc cette femme ? » Il me répondit : « C’est mon épouse ».
Je lui dis alors : « Qu’est pour elle l’homme qui est avec elle ? ». Il répondit : « C’est son compagnon ». Je lui dis : « Agrées-tu cela, toi qui as habité notre pays et as été instruit des prescriptions de la Loi ? ». Il me répliqua : « La fréquentation des femmes et des hommes chez nous se passe en tout bien tout honneur. Elle ne donne lieu à aucun soupçon. Nos femmes ne sont pas comme celles de votre pays ».
Je fus surpris de son manque d’énergie et je me retirai de chez lui. Je n’y suis plus retourné depuis. Il m’invita plusieurs fois, mais je ne lui répondis point. »
Un autre voyageur arabe eut également l’occasion, quelques années plus tôt, de constater à quel point les femmes de l’époque étaient effrontées et pleines d’humour.
Il croisa un jour une passante dans les rues de Sama, une ville où, conformément à la loi locale, les hommes, à l’exception des étrangers, ne portent pas la barbe, et les femmes se rasent le pubis.
L’Arabe, qui portait justement une longue barbe, remarqua que la femme le dévisageait avec ironie en marmonnant quelques mots dans sa langue.
N’ayant pas compris, il se tourna vers son interprète, qui lui traduisit, embarrassé, la réflexion de la dame : « Elle dit qu’elle souhaiterait avoir une barbe comme la tienne… là où tu penses ! » L’homme explosa de colère et abreuva l’insolente d’injures.
Décomplexées et libérées, les femmes ouest africaines n’hésitaient pas non plus, pour nombre d’entre elles, à s’engager en politique, encouragées en cela par la fameuse charte de Kouroukan Fouga, promulguée, dès les premiers mois de l’empire, par son fondateur Soundiata Keïta.
Cette charte, qui était une sorte de déclaration des droits et des devoirs du citoyen, stipulait en effet, dans son article 16, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ».
Il en sera effectivement ainsi dans toutes les provinces, voire à la tête de l’empire, où l’épouse de l’empereur partageait carrément le pouvoir avec lui. L’une d’elles, la reine Kasa, fomenta même un coup d’état contre son mari, l’impopulaire Mansa Suleyman, qui régna de 1341 à 1360.
Kasa dépêcha une… femme, une esclave, chez le cousin de son mari pour lui demander expressément de prendre le pouvoir, en l’assurant par ce message on ne peut plus clair : « Moi, et tous les soldats sommes à tes ordres ! »
Seulement voilà, l’esclave fut démasquée et arrêtée. Mansa Suleyman jeta sa femme en prison et en épousa une autre. Mais, « les gens parlèrent abondamment du fait et blâmèrent l’action » de l’empereur, qui dut finalement libérer Kasa.
En 1389, ce fût au tour de la mère de l’empereur Moussa II de tenter et de réussir, cette fois, à s’emparer du pouvoir. Elle profita d’une vacance du trône pour y installer son propre mari, Sandaki, rompant ainsi avec les règles de succession, qui voulaient que le souverain fût choisi selon la voie collatérale de frère à frère !
Il n’est pas improbable que les articles, consacrés aux femmes dans la charte de Kouroukan Fouga, aient été inspirés à Soundiata Keïta par son propre vécu, comme par exemple l’article 14, qui décrète clairement : « N’offensez jamais les femmes, nos mères ! »
Soundiata a dû sûrement penser, en le rédigeant, à Sogolon, sa propre mère, qui affronta, avec force et courage, les humiliations de son village.
Il a sans doute, aussi, voulu remercier, par cette charte, sa demi-sœur, qui l’avait aidé à vaincre son grand ennemi de toujours, le redoutable Soumahoro Kanté, en lui révélant le secret de la vulnérabilité de son ex mari.
Si j’ai souhaité rappeler ces évènements, c’est d’abord pour rendre hommage à ces femmes du passé, pionnières et téméraires, dont on ignore souvent à quel point elles furent en avance sur leur temps, et le rôle, ô combien important, qu’elles ont joué dans la marche du continent noir.
Des exemples à suivre pour les femmes d’aujourd’hui, qui devront, comme leurs devancières, oser, non seulement prendre davantage la parole, mais aussi toute leur place dans les sociétés africaines, afin d’apporter la clairvoyance, la fraîcheur, et ce petit quelque chose en plus, indispensables pour construire le présent et inventer l’avenir.


Serge Bilé


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SOUS LA PLUME./ ALEXANDRE DUMAS

Publié le 09/02/2010 à 19:37 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ ALEXANDRE DUMAS


QUAND LE CINEMA FRANCAIS LE BLANCHIT

On ne peut qu’être admiratif devant le talent de Gérard Depardieu qui a, dans sa longue et riche carrière, incarné, avec une facilité déconcertante, de grands personnages historiques à la perfection : de Danton à Vatel, de Christophe Colomb à Vidocq.

Un côté caméléon et une aisance prodigieuse qui pourraient, à eux seuls, expliquer le choix du réalisateur Safy Nebbou de lui confier le rôle de l’écrivain Alexandre Dumas dans son film "L’Autre Dumas", sorti ces jours-ci. Un choix néanmoins étonnant, au moment où la France se gargarise de diversité et de promotion des minorités visibles.

Que personne n’ait trouvé à redire à ce tour de passe passe est encore plus surprenant. Que n’aurait-on pas dit, à l’inverse, si, pour les besoins d’un film, Denzel Washington avait incarné Jean Moulin, si Pascal Legitimus avait donné son visage à Molière, et si Sonia Rolland s’était prise pour Jeanne D’arc ?
Peu de gens le savent aujourd'hui, mais le célèbre écrivain avait un père métis: Thomas Alexandre Davy-Dumas de la Pailleterie, fils d'une esclave et d'un petit propriétaire de Saint-Domingue. Grâce à son courage au combat, il devint général sous la révolution et fut même considéré un moment comme un rival potentiel du général Bonaparte.
Alexandre Dumas se décrivait, d’ailleurs, lui-même, dans ses "Mémoires", comme un "nègre", avec des "cheveux crépus", et un "accent légèrement créole". Tout l’inverse, à l’évidence, de… Gérard Depardieu.

En gommant ces traits, le film de Safy Nebbou occulte un aspect essentiel de la vie de l’auteur du Comte de Monte Cristo : le racisme. En 2002, lors du transfert des cendres de Dumas au Panthéon, Jacques Chirac, avait rappelé que ce "fils de mulâtre, sang mêlé de bleu et de noir" avait dû "affronter les regards d’une société française" qui "lui fera grief de tout : son teint bistre, ses cheveux crépus, à quoi trop de caricaturistes de l’époque voudront le réduire".

Le cinéma a pris, par le passé, la liberté de confier des rôles de Noirs à des acteurs blancs qu’on prenait soin de grimer. "L’Autre Dumas" s’inscrit dans cette veine négationniste qui, quand elle ne blanchit pas, occulte, de la mémoire collective, les grands hommes issus de l’Outre-Mer : le Chevalier de Saint Georges, Gaston Monnerville, Félix Eboué. Sans parler de ces grands oubliés que sont les Tirailleurs Sénégalais qui ont pourtant "sauvé" la France.

En blanchissant Dumas, le film de Safy Nebbou rate une occasion de combler une lacune chez ceux qui le verront et qui ignorent, pour la plupart, que l’auteur des "Trois Mousquetaires" était un "nègre". Ce "détail" risquait-il de troubler les spectateurs voire d’affecter la commercialisation de l’œuvre quand on sait que, pour le cinéma tricolore, un acteur français, métis ou noir, n’est pas "bankable" ?

Safy Nebbou avait, avec ce film, l’opportunité également de donner un signal fort, à l’heure où ce pays s’embourbe dans un débat sur l'identité nationale, faisant sournoisement la part belle à tout ce qui est "blanc et catholique". Une insulte à Dumas, dont le génie, tout français qu’il était, plongeait, profondément, ses racines Outre-Mer et en Afrique.

Là, où il repose, et où la couleur de la peau n'a, fort heureusement, plus beaucoup d'importance, Alexandre Dumas ne doit pas pour autant se retourner dans sa tombe. Il en a vu d'autres. Mais, il est regrettable, qu’aujourd’hui, sur cette terre de France, la couleur soit encore un problème au point qu'on préfère la… gommer.



Emmanuel Goujon et Serge Bilé / Journalistes et écrivains

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SOUS LA PLUME./SORTIE DE LIVRE HISPANO-AMERICAINE

Publié le 31/01/2010 à 11:08 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./SORTIE DE LIVRE HISPANO-AMERICAINE
Bibliothèque hispano-américaine

L'AUTEUR: AMIR VALLE

Né à Guantanamo en 1967, il est aujourd’hui critique littéraire et journaliste. En 1986 à l’âge de 19 ans, il reçoit un prix national pour ses nouvelles.

Auteur de nouvelles et de romans policiers, il a reçu Le Prix Mario Vargas Llosa en 2006 pour son roman Las palabras y los muertos.


Publiés aux Editions Métailié

La Havane-Babylone (11/02/2010



La Havane-Babylone

Traduit de l'espagnol par François Gaudry

ARGUMENTAIRE

Voici un document exceptionnel sur les jineteras, "les cavaleuses", comme on nomme les prostituées à Cuba.
La Havane était appelée avant 1959, date de la Révolution, "le bordel des États-Unis". Le régime communiste a interdit la prostitution tout en fermant les yeux sur sa pratique et il existe aujourd’hui "un monde de la nuit obscure, sinistre, sordide, qui n’obéit qu’à ses propres lois et semble célébrer un culte au Marquis de Sade", nous dit l’auteur. Ce livre est né d’une recherche de dix ans dans des archives et des documents historiques mais aussi d’une enquête approfondie auprès des putains, des proxénètes, des policiers corrompus, des chauffeurs de taxi, des agents de tourisme, des propriétaires de bordels clandestins et des trafiquants de drogue.
Amir Valle a fait une enquête de grand journaliste d’investigation, il l’a complétée par une recherche d’historien et il nous présente cet ensemble comme l’écrivain de talent qu’il est. Les portraits acérés et sensibles qu’il fait de ses interlocuteurs nous rendent cette réalité vivante et sensible. Il sait restituer la saveur du langage des prostitués qu’il interviewe, la douleur qu’elles expriment, l’humiliation, le défi, le cynisme, mais aussi la tendresse et l’humour.
Manuel Vázquez Montalbán a salué le talent de l’écrivain-journaliste :
« J’ai lu peu d’études sur une plaie sociale écrites avec une telle maîtrise littéraire. »


PRIX RODOLFO WALSH 2007

PREMIER CHAPITRE

GENESE


Alors l’un des sept anges aux sept coupes s’en vint me dire : “Viens que je te montre le jugement de la Prostituée fameuse, assise au bord des grandes eaux ; c’est avec elle qu’ont forniqué les rois de la terre, et les habitants de la terre se sont soûlés du vin de sa prostitution.”
Apocalypse, XVII, 1-2


“Les putes sont ces filles du Malin qui nous procurent des plaisirs innommables au lit”, me disait un ami catholique qui avouait se sentir constamment tenté par ce côté obscur du mal. Il fréquentait alors un bordel clandestin de la Vieille Havane de 1990, où il péchait, après quoi il récitait une kyrielle de Notre Père et un rosaire de Je vous salue Marie. “Ainsi, je me sens propre avec moi-même et avec Dieu”, expliquait-il.
“Une pute, c’est seulement ça ?” me demandais-je alors, et je faisais appel à mon expérience de ces rencontres culturelles où il est habituel de s’éclipser avec une femme dans une chambre d’hôtel et, pour employer les mots de mon ami catholique, de jouir de “plaisirs innommables” qui se terminent à l’occasion par des maladies sexuellement transmissibles, en général faciles à combattre pour la médecine cubaine.
Ce mot de “pute” me rappelait aussi le jour où Daniel, un ami publicitaire mexicain, après une suprême beuverie dans un bar de la place Garibaldi, au cœur de la capitale mexicaine, m’invita à un “tour sexuel”.
Nous arrivâmes à minuit dix et les trottoirs étaient peuplés de femmes mamelues, blondes, maigres, fessues, toutes à moitié nues. Daniel baissa la vitre de son Audi et un visage aux grosses joues roses, les yeux englués de rimmel et dégageant une odeur répugnante de parfum bon marché, me dit en quelques secondes : “Pipe française, cinquante pesos ; baise arabe, soixante-dix ; une heure à la cubaine, cent pesos. Si tu veux un doigt dans le cul ou que je t’enfile un gode, c’est cent cinquante, et une partouze avec nous trois et vous deux, c’est trois cents pesos.” J’ai regardé Daniel et je lui ai dit : “Partons d’ici !” et Daniel a démarré. Dans le rétroviseur je vis la fille aborder une autre voiture qui s’était garée à quelques mètres. Je l’imaginai en train de réciter le menu de la nuit et je dis à Daniel : “Arrête-toi, arrête, bordel !” Je sortis de la voiture et vomis la bière, la dinde rôtie que nous avions mangée peu avant, des morceaux d’olives, une bile d’un vert jaunâtre et un dégoût absolu pour la vie que menait cette femme.
Un détail en apparence simple m’a toujours frappé : je n’ai jamais pu me rappeler nettement aucun visage de ces maîtresses occasionnelles qui, pour paraphraser le poème de Nervo, “pa­s­sèrent dans ma vie en sachant qu’elles ne faisaient que passer”. Je me rappelais seulement leurs fesses proéminentes (détail presque normal chez les Cubaines, avec la particularité qu’elles peuvent être molles, cellulitiques, massives, hautes ou tombantes), la sombre turgescence des mamelons, le renflement très noir du mont de Vénus, un grain de beauté bizarre ou une tache de rousseur.
Une putain, alors, commença à être cela : les parties appétissantes, luxurieusement appétissantes, d’une femme sans visage qui se chargeait de nous donner un plaisir parfois prohibé par la morale, parfois clandestinement nécessaire pour évacuer de vieilles frustrations matrimoniales, parfois en public pour accroître la virilité. Dans certains cas curieux, d’après des conversations avec mes compagnons d’aventures intellectuelles, la définition d’une pute se réduisait à des détails aussi incroyables qu’une tache sur un sein ressemblant bizarrement à un continent, un miaulement aigu au moment de la pénétration, la toison lisse et rousse d’un pubis ou une cicatrice horrible traversant une fesse dégonflée.
Aussi ai-je été étonné en découvrant que la cavaleuse d’une beauté proverbiale, quasi mythique, dont on m’avait souvent parlé, la fille aux gestes de reine, à la démarche de reine, aux habits de reine et à la voix de déesse, à laquelle on faisait allusion dans presque tous les hôtels que j’ai fréquentés au cours de mon enquête pour écrire ce livre, cette cavaleuse donc, était une vieille amie.
Pour être plus exact, cette fille, maintenant convoitée par tous, avait été la première fiancée officielle d’un ami très proche.
Mais avant de poursuivre, je dois préciser trois choses :


PREMIEREMENT

À Cuba on appelle jinetera (cavaleuse) la femme – généralement entre treize et trente ans – qui vend son corps au touriste en échange d’un bénéfice quelconque. C’est une version tropicale, caribéenne et cubaine de la prostituée d’autres pays. Le mot provient de l’inventivité naturelle du Cubain et de son sens de l’humour : pendant les guerres de libération contre la domination coloniale espagnole, les indépendantistes cubains (les mambises) chargeaient à cheval les Espagnols pour remporter la bataille au fil de la machette ; à Cuba, aujourd’hui, les femmes se jettent sur les touristes (au début, l’Espagne fut le premier pourvoyeur en touristes de notre île) pour gagner leur vie avec leur art très ancien du plaisir, aussi efficace pour la victoire que la lame d’une machette rebelle. Les mambises étaient des cavaliers qui luttaient pour leur liberté. Les prostituées aujourd’hui, disent les blagueurs de l’île, sont des cavaleuses qui aspirent à la liberté qu’offre le pouvoir du dollar. Plus d’une décennie après l’apparition de cette nouvelle prostitution à l’échelle nationale, le terme jineteros s’applique à tous ceux qui tentent d’obtenir des dividendes dans la trame compliquée du commerce sexuel, du narcotrafic et du marché noir.


DEUXIEMEMENT

Bien que tous les Cubains connaissent l’existence de ce mal, qu’on l’appelle prostitution ou jineterismo, très peu sont en mesure de fournir des témoignages réels sur ses lois internes et ses caractéristiques dans une île où le commerce du corps est théoriquement éliminé depuis le triomphe révolutionnaire de 1959. Outre les proxénètes, les filles et les personnes qui se consacrent (ou sont liés) sous une forme ou une autre au négoce de la prostitution dans les bas-fonds nocturnes de Cuba, seuls ceux qui travaillent dans les complexes touristiques de l’île sont confrontés quotidiennement et directement à de nouvelles expériences liées à ce phénomène social.
À partir de 1991, j’ai commencé à travailler pour l’agence publicitaire du Grupo Cubanacán S.A., aujourd’hui bien connu, à l’époque l’organisme touristique le plus important du pays. D’où mes rencontres.


TROISIEMEMENT

Je crois aux coïncidences et aux hasards. Au moment même où je commençais à m’intéresser au sujet de la prostitution pour un de mes romans sur la réalité cubaine, elle apparut, de surcroît divinisée dans mon souvenir comme la première femme et le grand amour de mon ami Jorge Alejandro Quintana, mort d’une leucémie quelques années après. Elle avait été un ange avec lequel il rêva d’avoir une famille, un enfant, et de vieillir.
Ses yeux étaient toujours les plus tendres de l’univers. Un regard de petit animal sans défense qui provoquait un instinct paternel de protection quasi irrationnel. Elle portait une minijupe qui lui couvrait à peine les fesses et un chemisier noir transparent sur son buste encore parfait.
Elle était là, assise à la cafétéria de l’aéroport international José Martí, parmi ceux qui, comme moi, attendaient le vol de la Cubana de Aviación à destination de Mexico. Après un léger flottement de stupeur, l’étonnement et la tendresse de son regard, je la sentis devenir d’une agressivité amère, blessante, étrangère. Sur un signe de sa main, un homme de petite taille, en costume sombre et cravate bariolée, se planta derrière elle tandis que je m’approchais.
– Que désire ce monsieur ? demanda l’homme, de toute évidence un garde du corps.
– Mademoiselle me connaît, répondis-je en la regardant dans les yeux. Je veux juste la saluer.
Un autre signe de la main et l’homme s’écarta pour aller s’asseoir sur un tabouret, au coin du comptoir, le regard toujours braqué sur moi, soupçonneux, méfiant, aux aguets.
– Susimil, bon Dieu, dis-je alors à voix basse. Quinze ans, ça passe si vite…
– Je m’appelle Loretta, répondit-elle, et elle but une gorgée de son verre. “Champagne”, pensai-je, avant de l’écouter. Et si tu veux plus de détails : Loretta, la Pharaonne, le Cul le plus Spectaculaire de La Havane, mon garçon… et je n’ai pas de passé, ne l’oublie pas.




Ce qu'en dit la presse

L’AMATEUR DE CIGARE, Victor Dillinger

« Amir Valle a interrogé prostituées, proxénètes, policiers, agents de tourisme, professionnels de la communication, etc., et nous livre leurs témoignages dans un style presque romanesque, parfois cru. Cette galerie de portraits, exécutés avec talent, propose une autre lecture de l’histoire de La Havane, des premières "femmes de confort" aux prostituées de plus en plus jeunes d’aujourd’hui. Un document captivant. »

LA LIBERTE, Judith Steiner

« […] c’est un implacable portrait d’une société immobilisée que cristallise Amir Valle dans son enquête, cette Havane Babylone. »




SOUS LA PLUME./ DES LIVRES VIEUX DE 6 A 7 SIECLES

Publié le 27/01/2010 à 13:57 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ DES LIVRES VIEUX DE 6 A 7 SIECLES

MALI •

Des bibliothèques dans le désert

A Tombouctou, ville mythique du Sahara, subsistent des livres vieux de six à sept siècles. Ce patrimoine longtemps oublié est désormais l’objet de beaucoup d’attention, explique le Christian Science Monitor.



A Tombouctou, Ahmed Saloum Boularaf tient entre les mains une liasse de feuillets reliés en cuir datant du XIIIe siècle. Il s’agit d’une évocation poétique de la vie du prophète Mahomet, écrite en calligraphie arabe par un érudit local qui savait lire alors que certains Européens ignoraient que les livres existaient.

Comme la majorité des 1 700 manuscrits de la collection privée de M. Boularaf – qui comprend des ouvrages de médecine, d’histoire, d’astronomie et de mathématiques –, celui qu’il nous montre commence à partir en lambeaux. M. Boularaf sait que ces écrits et les connaissances qu’ils renferment risquent d’être perdus à jamais. “Pour les Africains, c’est un trésor culturel, et ma maison est ouverte aux chercheurs du monde entier, déclare-t-il. Mon grand-père a pensé que nous devions copier ces manuscrits avant qu’ils ne tombent en poussière. Certains sont si fragiles que, si rien n’est fait très vite pour les préserver, ils vont disparaître."

Selon le point de vue où l’on se place, Tombouctou est soit la fin du monde, soit, si l’on vient du désert, le premier signe bienvenu de civilisation. Jadis grande cité marchande où les caravanes de dromadaires apportaient des plaques de sel et repartaient avec de l’or ou des esclaves, elle fut un véritable point de rencontre des cultures. A son apogée, du XIe au XIVe siècle, c’était une ville universitaire avec de grandes bibliothèques. Ses savants pensaient que la Terre était ronde à une époque où beaucoup de marins européens avaient peur d’arriver au bout du monde, qu’ils se représentaient comme un disque plat, et de tomber.

"Les manuscrits de Tombouctou changent complètement notre perception de l’Afrique”, explique Sidi Mohamed Ould Youba, directeur adjoint de l’Institut Ahmed Baba, plus grande bibliothèque de Tombouctou et principale gardienne des manuscrits. “Lorsque je manipule un manuscrit, je pense au riche passé de l’Afrique. Nous avons une longue histoire, avec beaucoup d’avance sur d’autres pays, y compris en Europe. Les Occidentaux aiment à penser qu’ils peuvent venir ici et nous parler de gouvernement éclairé, mais nous écrivions déjà des traités sur le sujet au XVIe siècle."

Dans les archives de l’Institut Ahmed Baba, le conservateur, Garba Traoré, prend un feuillet déchiré en deux. Ses coins s’effritent entre ses mains. Il pose sur la table une lourde feuille de plastique rigide, puis une feuille de Bondina, du papier non tissé, et enfin une feuille de papier de soie transparent. Avec un pinceau, il étale une couche de méthylcellulose, une colle transparente, puis dépose précautionneusement le manuscrit. Il faut plusieurs heures pour enlever l’excédent de colle au moyen d’une grande presse en métal. Mais le résultat final est un feuillet restauré d’une seule pièce, suffisamment solide pour résister aux siècles à venir.

"Nous faisons cela pour le monde entier : tous ceux qui souhaitent consulter les manuscrits peuvent désormais le faire”, affirme M. Traoré. Pour certains dirigeants africains, comme l’ancien président de l’Afrique du Sud Thabo Mbeki, le riche passé de Tombouctou est un symbole fort. M. Mbeki a effectué l’un de ses premiers voyages au Mali et promis des subventions et des formations pour les conservateurs comme M. Traoré dans les bibliothèques nationales du Cap et de Tshwane (ex-Pretoria).

Pour les collections célèbres comme celles de l’Institut Ahmed Baba et de la bibliothèque Mamma Haidera, la sauvegarde et la conservation sont en bonne voie. Mais, pour les dizaines de collections plus petites disséminées dans Tombouctou, l’aide semble une chose lointaine qui a peu de chances d’arriver. Abdul Wahid, enseignant et petit-fils d’un grand savant et copiste tombouctien, ouvre une malle en fer remplie de manuscrits. Un homme d’affaires marocain installé en France lui a donné assez d’argent pour construire une bibliothèque privée où les ouvrages pourront être abrités.

Mais s’il ne trouve pas davantage d’argent pour commencer à cataloguer, numériser et préserver ces livres fragiles, ils risquent de tomber en poussière. “Au début, j’ai pensé les vendre, puis j’ai pris conscience de leur importance et je veux les conserver”, dit M. Wahid en nous montrant un manuscrit du XVe siècle. Il y a dans ces textes plus que du savoir : de la fierté. “Ces manuscrits nous disent que nos ancêtres étudiaient l’astronomie, la médecine, les sciences et beaucoup d’autres domaines, poursuit-il. Maintenant, je sais que nous avons écrit des ouvrages sur beaucoup de sujets avant l’Europe."






REPERE

Il existe également des manuscrits anciens en Mauritanie, notamment dans la ville sainte de Chinguetti, dans le Sahara, au Sénégal et au Niger. Ces ouvrages, pour la plupart calligraphiés en arabe, correspondent à l’islamisation de la grande région ouest de l’Afrique. L’arabe est alors la langue de communication et de culture, et ces livres sont dédiés à des thèmes religieux, juridiques, ainsi qu’aux sciences ou
encore à la grammaire. D’autres sont des chroniques de la vie locale ou de voyages rédigées par l’élite de ces pays subsahariens. Nombre d’entre eux étaient commandés par les érudits locaux au Caire, à Meknès ou à Grenade et acheminés par caravane. Entre la copie du livre et son arrivée à Tombouctou ou à Chinguetti, il pouvait se passer plusieurs années !
Nul ne sait combien de manuscrits sont gardés dans des cartons ou des malles en fer entre les murs enduits de terre des demeures tombouctiennes et ailleurs. Des dizaines de milliers ont été retrouvés, et des centaines ont été sauvés grâce à des fonds versés par des fondations africaines, moyen-orientales et occidentales, et soigneusement restaurés par des spécialistes et des artisans maliens.

SOURCE: courrierinternational.com