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augustegnalehi
Description du blog :
Critique: -livres -muisique Sortie de livre Entretiens Vie des auteurs Critique d'art,
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
02.01.2008
Dernière mise à jour :
31.12.2013

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SOUS LA PLUME./ LA FESCI

Publié le 08/01/2010 à 14:34 par augustegnalehi
DE LA FRANCHISE UNIVERSITAIRE

La Fesci est confrontée à un bicéphalisme qui met en alerte tous ceux qui sont concernés par le système scolaire ivoirien. Voici donc venu le moment pour la Fesci de se remettre en cause pour éviter une implosion imminente.

Pour moi, la dissidence de Yakro n´est pas un problème mais la conséquence logique de la déviation de la Fesci qui n´est plus un syndicat d´élèves et d´étudiants. Mais la Fesci est devenue une milice armée dont les dirigeants sont motivés par la recherche effrénée d´argent à travers toutes sortes de business plutôt que de s´occuper des besoins académiques des élèves et étudiants.

Les dirigeants de la Fesci se sont embourbés dans un affairisme sans brides et une violence sans limite. Ce syndicat englué dans le paradigme de la dualité a retourné sa brutalité contre ses propres éléments. Surtout avec les affrontements à la machette. Créant ainsi en son propre sein des adversaires internes victimes de ses pratiques excessives et arbitraires. Les étudiants sont même allés jusqu´à molester et bastonner les enseignants, ceux-là même qui sont chargés de leur formation académique pour faire d´eux des personnages responsables de la société de demain.

Ce comportement révèle une perte complète de vision et de perspectives face aux nombreux problèmes du système éducatif. Alors que le respect des franchises universitaires est un principe exclusif donnant le droit aux enseignants, aux chercheurs et aux étudiants d´acquérir des connaissances académiques en dehors de toutes contraintes, les étudiants qui devraient avec l´encadrement de leurs enseignants veiller au respect scrupuleux de ce principe sont les premiers à le violer sans scrupule aucun.

Cette attitude dénote une perte de repère moral dans une atmosphère politique et sociale de compromission et d´impunité généralisée. C´est une véritable déchéance d´une structure syndicale leader du milieu universitaire et scolaire ayant perdu tout statut de référence et d´exemple digne d´une jeunesse responsable.

La Fesci doit procéder à une véritable introspection. Elle doit analyser profondément ses tares au risque d´une implosion inévitable. Elle doit remplacer les affrontements barbares à la machette et aux gourdins par des débats d´idées contradictoires dans le respect digne d´intellectuels du 21ième siècle. Elle doit intégrer et tolérer en ses organes la remise en cause des notions nocives acquises au cours de ces dernières années d´égarement idéologique pour permettre l´émergence d´un véritable échange démocratique.

Pour retrouver son unité et sa dignité, la Fesci doit respecter et faire respecter les franchises universitaires et bannir les armes à l´école. Le respect de ce principe de la liberté académique est, à mon avis, la clé d´un retour à la sérénité au sein de l´école ivoirienne.

Par Apollinaire Séry - Cologne République Fédérale d´Allemagne
Journaliste - Pionnier de la FESCI
www.connectionivoirienne.net

SOUS LA PLUME./ANNONCE

Publié le 24/12/2009 à 09:57 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ANNONCE




AVIS AUX ECRIVAINS EN HERBE, ECRIVAINS ET MAISONS D'EDITION


Nous sommes un groupe de spécialistes .
Nous mettons nos compétences à votre disposition.
Voici nos domaines de compétences:

-COURS D'ECRITURE

Roman, nouvelle, théatre, poésie
Critique d'oeuvre littéraire , d'art, et
cinématographique...

-CORRECTION DE MANUSCRITS

-REECRITURE DE MANUSCRITS


Infoline:

225 07 30 45 37
225 60 13 90 26
225 07 98 97 73
225 60 53 25 96


AUGUSTE GNALEHI,
JOURNALISTE CRITIQUE LITTERAIRE
CORRECTEUR DE LIVRE
CONSULTANT A VALLESSE EDITIONS

augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ PRIX NOBEL LITTERATURE 2009

Publié le 23/12/2009 à 11:29 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ PRIX NOBEL LITTERATURE 2009


Herta MÜLLER : La Convocation

Traduit de l'allemand par Claire de Oliveira

"Depuis que le réveil, en guise de tic-tac, dit con-vo-ca-tion, con-vo-ca-tion, con-vo-ca-tion, je n ‘ai pu m’empêcher de penser au commandant Albu (...). Dès que la fenêtre était devenue grise, j ‘avais vu au plafond la bouche d'Albu en très grand, le bout de sa langue rose qui pointait derrière sa denture inférieure, et entendu sa voix narquoise : Pourquoi être à bout de nerfs, nous ne faisons que commencer."

Dans le tramway qui la mène au bureau de la Securitate, où elle a de nouveau été convoquée, la narratrice lutte pour ne pas se laisser entraîner par son angoisse et le sentiment d’humiliation que son interrogateur va s’ingénier à provoquer dès son entrée. Elle a, un jour, osé glisser un message dans la poche du pantalon de luxe qu’elle cousait pour une maison italienne, comme une bouteille à la mer, depuis elle est convoquée... Elle voudrait pouvoir résister...

Herta Müller nous transmet l’expérience de la dictature, de la peur et de l’humiliation à travers un style dont les phrases courtes ont la force et l’intensité d’un poème.



"Elle a choisi un style léger et poétique pour mieux faire surgir le drame à l'instant où on ne l'attend pas."


Herta MÜLLER a reçu le Prix Nobel de littérature 2009


« Dans le village où j'ai grandi il n'y avait pas de Roumains, à l'exception de quelques fonctionnaires. Tous les autres étaient allemands. Je n'ai appris le roumain qu'en allant à l'école, comme on apprend une langue étrangère. » raconte Herta Müller qui est née en Roumanie, au Banat, en 1953.
Dans la seconde moitié des années 60, une brève ouverture du régime de Ceauscescu en politique étrangère et culturelle avait semblé favoriser la littérature. C'est dans ce climat apparemment plus libéral que quelques jeunes écrivains de langue allemande ont pu créer à Timisoara le Groupe-Action du Banat. Mais il s'avéra rapidement que le régime ne souhaitait nullement tolérer la libre expression, ni le libre débat d'opinion. Les écrivains critiques devinrent suspects. Surveillé par la Securitate, soumis à des pressions et des chantages, interdit de publication, le groupe fut finalement dissout. Proche de ce groupe, auquel appartenaient Werner Söllner, Richard Wagner, Ernst Wichner, ainsi que quelques écrivains de Transylvanie comme Franz Hodjak, Herta Müller qui, à l'époque n'avait pas encore publié, se souvient : « Ce groupe a été très actif, mais il n'a pas vécu longtemps. A l'époque je n'écrivais pas encore, mais j'étais proche de certains membres du groupe dont je partageais les conceptions littéraires et les positions politiques. La police secrète l'a infiltré, il a été dissout, ses membres affectés à des postes très éloignés les uns des autres. Séparés les membres du groupe ont évolué différemment, certains ont même renié leurs engagements antérieurs, par opportunisme. Dès le début de son existence, le groupe a été perçu par le régime comme un « ferment d'opposition » Mais il ne s'est jamais défini ainsi, il souhaitait simplement que la littérature soit le lieu d'une critique lucide du quotidien et le vecteur de la transformation de la société. A cela s'ajoutait bien sûr la confrontation permanente avec la génération précédente, à qui les écrivains de ma génération reprochaient leur manque d'esprit critique, leur trop facile soumission aux idéologies dominantes. »
Esthétique de la résistance, cette littérature a été celle de la dernière génération des écrivains roumains de langue allemande. Elle est née dans une situation d'isolement absolu, due à la fois au contexte linguistique exceptionnel et au vide politique et historique. Lorsqu'ils ont quitté leur pays pour l'Allemagne fédérale, les écrivains ont fait l'expérience d'une autre réalité culturelle, sociale, politique, d'une autre langue aussi, bien que leur langue maternelle ait également été l'allemand. « Mon allemand de minorité », écrivait Herta Müller en 1988 peu de temps après son installation à Berlin-Ouest, « mon allemand de minorité est maintenant relié. Désormais le lien te semble corde. Je suis débarrassée de toi, tu es ma sauvegarde. Coup pour coup. Ma conscience d'être ailleurs. »

BIBLIOGRAPHIE

L'homme est un grand faisan sur terre, Maren Sell, 1988
Le renard était déjà le chasseur, Le Seuil, 1998


Publiés aux Editions Métailié
La Convocation (07/02/2001)












SOUS LA PLUME./ FICHE DE LECTURE

Publié le 20/12/2009 à 17:29 par augustegnalehi


COMMENT S'APPROPRIER DE FACON METHODIQUE LA QUINTESCENCE
D'UNE OEUVRE LITTERAIRE


Fiche de lecture

C’est devenu un lieu commun. Certains élèves et étudiants ne savent pas comment faire pour se souvenir de leurs nombreuses lectures. Pour les aider voici un outil efficace : la fiche de lecture. En effet c’est une forme de compte rendu pour résumer les résultats d’une lecture.

Le but de la fiche de lecture est d’offrir une possibilité aux élèves et aux étudiants de s’approprier de façon méthodique la quintessence d’une œuvre littéraire ou cinématographique. En d’autres termes, la fiche de lecture consiste en une analyse détaillée d’un livre, d’un film. En revanche, dans ce cas de figure, l’accent sera mis sur les œuvres littéraires.
Voici les différentes étapes de la fiche de lecture.

- Le titre de l’œuvre

Donner le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur

- Biographie de l’auteur

Retracer l’histoire de la vie de l’auteur de façon succincte. Vous devez dans ce cas-ci faire l’inventaire de ses ouvrages.

- Un résumé détaillé du livre

Faire une présentation succincte du contenu de l’œuvre. Exprimer en moins de mots le contenu du livre. En d’autres termes, reprendre brièvement ce que l’auteur a dit ou écrit en plus de 200 à 400 pages par exemple.

- Une analyse du contenu

Faire une étude détaillée du contenu. Voir les différentes articulations de l’œuvre, les chapitres et personnages. Voir aussi leurs liens. Si possible l’espace.

- Une analyse stylistique et idéologique

Montrer comment l’auteur a écrit son œuvre. Dégager les intérêts littéraires de l’œuvre. Montrer l’enjeu du livre, l’intention de l’auteur. Montrer ce pourquoi l’auteur a écrit son œuvre : l’idéologie du livre. Car un texte n’est jamais neutre.

Conclusion

Donner votre point de vue sur l’œuvre.
Donner votre impression.

Exemple d’une fiche de lecture

Violent était le vent
Charles Nokan
Présence africaine 1966

Biographie

Charles Nokan ( Zégoua Konan Charles ) est né le 28 décembre 1936 à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire). Etudes secondaires en France, aux lycées de Blois et de Montargis, licence de sociologie, doctorat de philosophie. Il a enseigné à l’université de Poitiers, de Vincennes.

Long itinéraire intellectuel qui l’a amené à une expression intégrale, libre, délivré de toute peur et de toute frayeur, hors des genres littéraires classiques. Aujourd’hui il enseigne à l’université d’Abidjan-Cocody.

En 1962, il sort, à Paris chez Présence africaine, Le soleil noir point, un récit. Toujours chez Présence africaine, il publie un récit en 1966, Violent était le vent. Deux ans plus tard (1968), il sort une pièce de théâtre chez P.J Oswald, Les malheurs de Tchâko. En 1970, chez P.J Oswald, il publie une pièce de théâtre Abraha Pokou, suivi de La voix grave d’Ophimoi et les cris rouges, une œuvre poétique. En 1972, Les traversées de la nuit dense, N’Djolè suivi de Chansons ivoiriennes

Résumé de l’œuvre

Kossia mène une lutte héroïque pour la liberté de son peuple. En effet c’est le « vent qui se lève » avec les « révolutionnaires des savanes et des forêts ». Pour restructurer la société, il faut donner une « conscience révolutionnaire au peuple ». Ce sera la vocation de Kossia qui périra sous les flèches empoisonnées des nouveaux dictateurs d’Afrique.

Analyse du contenu

Violent était le vent, ce texte signifie essentiellement la disparition des splendeurs du « royaume bleu d’enfance », « ce matin enchanteur mais non sans nuages » que Kossia chante. En effet, l’auteur ayant constaté que l’image poétique qu’il avait gardée de son Afrique mourait parce qu’il percevait le changement du paysage humain, la prosaïsation de ses rêves, il va écrire ce texte pour dire la lutte, l’affirmation d’un art qui appelle l’homme à dépasser sa solitude.

« J’ai voulu que ces narrations soient courtes pour laisser au lecteur le temps de penser, de rêver », dixit Charles Nokan, au cours d’un entretien.

Foncièrement communiste, pour l’auteur l’art doit être au service des opprimés, des prolétaires en vue d’une transformation radicale de la société humaine. C’est pourquoi dans cette œuvre s’observe la lutte des classes .la dialectique. Kôtiboh représente le passé. Il résiste, avec une force infernale, à la jeune Afrique. Kossia et ses camarades sont les flambeaux du présent.

Les thèmes traités (la révolte, la lutte, le rêve, l’amour et la mort) même s’ils restent très communs s’acquièrent ici une force particulière.


Analyse stylistique et idéologique

Un texte d’une rare beauté, plein de poésie, d’images aux couleurs vives et contrastes. Ni roman, ni conte, mais un long rêve éveillé que soutient un onirisme prenant. Le roman se déroule entre le rêve et la réalité avec une poésie discrète, qui auréole la lutte héroïque de Kossia, pour la liberté de son peuple. De là découle l’engagement politique de Charles Nokan. Touches particulières qui s’effilent et s’égrènent en tableaux scéniques mais aussi dramatiques et poétiques.
En réalité, Nokan prêche l’espoir. Ainsi donc, l’Afrique problématique, jadis ambiguë, selon Georges Balandier et Hamidou Kane va désormais prendre corps aux rythmes sans frontières de l’esthétique nouvelle.


Conclusion

L’œuvre de Charles Nokan est proche des formes poétiques des littératures orales. Son écriture se raccroche à un langage particulier, transformant les images et les objets, modifiant les angles et les volumes.

AUGUSTE GNALEHI
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ ANNONCE

Publié le 19/12/2009 à 21:16 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ ANNONCE




AVIS AUX ECRIVAINS EN HERBE, ECRIVAINS ET MAISONS D'EDITION


Nous sommes un groupe de spécialistes .
Nous mettons nos compétences à votre disposition.
Voici nos domaines de compétences:

-COURS D'ECRITURE

Roman, nouvelle, théatre, poésie
Critique d'oeuvre littéraire , d'art, et
cinématographique...

-CORRECTION DE MANUSCRITS

-REECRITURE DE MANUSCRITS


Infoline:

225 07 30 45 37
225 60 13 90 26
225 07 98 97 73
225 60 53 25 96


AUGUSTE GNALEHI, JOURNALISTE
CRITIQUE LITTERAIRE
CORRECTEUR DE LIVRE
CONSULTANT A VALLESSE EDITIONS
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ LE NAZISME

Publié le 19/12/2009 à 21:05 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ LE NAZISME
NOIRS DANS LES CAMPS NAZIS


On ne connaissait pas tout de la seconde guerre mondiale. Ce livre le prouve en dévoilant un aspect totalement méconnu de ce drame que n’ont jamais évoqué les historiens : la déportation des Noirs dans les camps d’extermination de l’Allemagne hitlérienne. Africains, antillais, américains, eux aussi ont été pris dans la tourmente, arrêtés et déportés en raison le plus souvent de leur participation aux combats ou à des mouvements de résistance. Mis au rang de bête, parce qu’ils étaient noirs, ces hommes et ces femmes furent, dans ces camps, sujets à toutes les humiliations, comme ce ressortissant équato-guinéen, Carlos Greykey, qu’on affubla à Mauthausen d’un costume de la garde royale yougoslave pour servir de boy. Des témoignages hallucinants collectés en Allemagne, en France, au Sénégal, en Espagne, en Belgique, au Surinam, en Haïti, en Norvège, en Hollande, aux Etats-Unis et en Martinique auprès des survivants ou de leurs compagnons d’infortune. Des révélations également ! Savait-on que les fameuses lois de Nuremberg, réprimant les « non aryens » dès 1935, ne visaient pas que les juifs mais concernaient aussi les Noirs installés à l’époque en Allemagne. Ces Afro Allemands, stérilisés de force, faisaient d’ailleurs partie des premiers contingents de déportés envoyés par Hitler dans les camps de concentration bien avant guerre. Ce livre nous apprend aussi que ces camps de concentration allemands n’étaient pas l’œuvre des nazis. Les premiers ont été construits dès 1904 en terre africaine en Namibie pour éliminer le peuple herero opposé à la colonisation et aux armées du chancelier Bismarck. Autant de pages d’histoire inédites où l’on découvre, au fil des chapitres, les faits d’armes, au cours de la guerre, de ceux qui deviendront, par la suite, les grands leaders de la cause noire : Nelson Mandela, Martin Luther King , Léopold Sedar-Senghor, Félix Eboué ou encore Aimé Césaire.

Voir le documentaire de 52 minutes de Serge Bilé (intégral - en ligne)

Voir une ITV de l’auteur sur ce sujet

SOUS LA PLUME./Pie XII : le pape qui avait peur du Noir

Publié le 19/12/2009 à 20:53 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./Pie XII : le pape qui avait peur du Noir
PIE XII, BIENTÔT BEATIFIE

Pour une surprise c’en est une ! Le pape Benoit XVI a donc, contre toute attente, signé le décret sur les "vertus héroïques" de Pie XII, ultime étape avant la béatification de ce dernier. Une surprise car son prédécesseur reste contesté pour son silence pendant la Shoah, mais aussi pour ses préjugés racistes comme l’a révélé le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs : Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican ».

Des préjugés qu’il manifeste notamment le 26 janvier 1944, deux mois après le début de la campagne d’Italie. Alors que les armées américaines, françaises et britanniques, font route vers Rome, le pape Pie XII dépêche son Secrétaire d’état, le cardinal Luigi Maglione, auprès de l’ambassadeur de Grande Bretagne, près le Saint-Siège, sir Francis Godolphin d’Arcy Osborne, pour lui présenter une étonnante requête.
Sir d’Arcy Osborne transmet aussitôt, par télégramme, la demande du Saint-Père au commandement des forces alliées : « Le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération ».

Et le diplomate d’ajouter cette précision grinçante, qui montre à quel point il a été, lui-même, estomaqué par cette exigence : Maglione « s’est empressé de souligner que le Saint-Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte ».

Quand arrive le télégramme, l’état major allié est à la fois surpris et embarrassé, d’autant que la requête du souverain pontife vise, non seulement les soldats afro antillais et noirs-américains, mais aussi algériens et marocains, c'est-à-dire une grosse partie des troupes engagées dans la reconquête de la ville éternelle, alors aux mains des nazis. Mais très vite, la décision est prise de ne rien changer au programme, au grand dam du Saint-Père.

Consigné dans les archives du Foreign Office, le télégramme de sir d’Arcy Osborne a longtemps été ignoré, avant d’être exhumé récemment, suscitant des débats publics en Italie et aux états-Unis. En mars 2000, dans la célèbre émission Sixty Minutes, le père Gumpel, « postulateur » (avocat à charge et décharge) du dossier de béatification de Pie XII, prend sans retenue la défense de Pie XII et justifie sa requête par le fait qu’il avait été informé de nombreux cas de viols commis par des G.I.’s afro-américains sur des femmes italiennes.
Sept ans plus tard, lorsque la presse transalpine fait état, à son tour, du télégramme de sir d’Arcy Osborne, le quotidien conservateur Il Giornale vole au secours du pape, en expliquant également que Pie XII n’était pas raciste, mais qu’il n’avait fait, en la circonstance, qu’appliquer le sacro-saint principe de précaution.

Et de rappeler, qu’avant de devenir pape, Eugenio Pacelli fut nonce apostolique en Allemagne, où l’on prêta quantité de vols, de viols, et de meurtres aux « coloniaux » de l’armée française, durant l’occupation de la Rhénanie, après la Première Guerre mondiale. Pie XII voulait donc, en agissant ainsi, éviter que ces mêmes faits ne se reproduisent, à grande échelle, sur le sol italien.

Les arguments des défenseurs de Pie XII seraient recevables, tant ces crimes sont inacceptables, s’il n’y avait cette évidence. Les « soldats de couleur » n’ont pas été les seuls à perpétrer des atrocités – d’ailleurs largement exagérées à des fins de propagande – pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs frères d’armes blancs en ont fait de même. Alors, pourquoi, de la part surtout d’un pape, diaboliser les uns et absoudre les autres ?

Quand il était nonce apostolique en Allemagne, Eugenio Pacelli, le futur Pie XII, s’était déjà distingué, en s’associant à la campagne internationale de dénigrement, orchestrée par les nazis, contre les soldats noirs de l’armée française, stationnés dans leur pays, qu’ils accusaient de répandre la syphilis.

Une opération, là encore, de pure propagande, sans véritable fondement, mais qui exprimait, en réalité, la rage de l’opinion allemande de voir des « sous hommes » fréquenter des femmes aryennes, et des « bâtards » naître de ces unions « indignes et contre nature ».
La ligue féminine de Rhénanie dénoncera, pour sa part, l’ouverture, par l’état-major français, de maisons closes, où des filles sont outrageusement souillées par des « indigènes ». Un affront pour les femmes blanches, fussent-elles des prostituées, livrées ainsi à la bestialité des soldats noirs !

Eugenio Pacelli appuie leur protestation et l’adresse au Vatican dans le flot de rapports qu’il envoie régulièrement pour supplier Pie XI, le pape d’alors, d’agir au plus vite, afin de sensibiliser le monde à cette « honte noire », et d’obtenir des autorités parisiennes « le retrait des troupes françaises de couleur ».

C’est le même scénario qui se reproduit à la libération de Rome, en juin 1944. Les soldats noirs qui, malgré la requête de Pie XII, occupent la capitale italienne, font, eux aussi, l’objet de protestations de l’ancien cardinal devenu pontife. Non pas pour avoir prétendument violé de pauvres femmes italiennes ou allemandes sans défense, mais parce qu’ils fréquentent assidument un… bordel, situé au 186 via Babuino.
Pie XII, qui trouve la chose « offensante pour la morale », obtient la fermeture de l’établissement, mais ne trouve, en revanche, rien à redire sur les activités des autres maisons closes, assiégées par les soldats italiens, américains et européens.

Est-ce pour se racheter ? Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Pie XII fustige le racisme… américain, allant même jusqu’à relever de ses fonctions un prêtre d’une paroisse d’Indianapolis, coupable d’avoir déclaré publiquement qu’« aucun Noir ne pourrait jamais atteindre la sainteté ». Trop tard !

Serge Bilé et Audifac Ignace


www.sergebile.com

SOUS LA PLUME./ FICHE DE LECTURE

Publié le 19/12/2009 à 09:36 par augustegnalehi
COMMENT S'APPROPRIER DE FACON METHODIQUE LA QUINTESCENCE
D'UNE OEUVRE LITTERAIRE


Fiche de lecture

C’est devenu un lieu commun. Certains élèves et étudiants ne savent pas comment faire pour se souvenir de leurs nombreuses lectures. Pour les aider voici un outil efficace : la fiche de lecture. En effet c’est une forme de compte rendu pour résumer les résultats d’une lecture.

Le but de la fiche de lecture est d’offrir une possibilité aux élèves et aux étudiants de s’approprier de façon méthodique la quintessence d’une œuvre littéraire ou cinématographique. En d’autres termes, la fiche de lecture consiste en une analyse détaillée d’un livre, d’un film. En revanche, dans ce cas de figure, l’accent sera mis sur les œuvres littéraires.
Voici les différentes étapes de la fiche de lecture.

- Le titre de l’œuvre

Donner le titre de l’ouvrage et le nom de l’auteur

- Biographie de l’auteur

Retracer l’histoire de la vie de l’auteur de façon succincte. Vous devez dans ce cas-ci faire l’inventaire de ses ouvrages.

- Un résumé détaillé du livre

Faire une présentation succincte du contenu de l’œuvre. Exprimer en moins de mots le contenu du livre. En d’autres termes, reprendre brièvement ce que l’auteur a dit ou écrit en plus de 200 à 400 pages par exemple.

- Une analyse du contenu

Faire une étude détaillée du contenu. Voir les différentes articulations de l’œuvre, les chapitres et personnages. Voir aussi leurs liens. Si possible l’espace.

- Une analyse stylistique et idéologique

Montrer comment l’auteur a écrit son œuvre. Dégager les intérêts littéraires de l’œuvre. Montrer l’enjeu du livre, l’intention de l’auteur. Montrer ce pourquoi l’auteur a écrit son œuvre : l’idéologie du livre. Car un texte n’est jamais neutre.

Conclusion

Donner votre point de vue sur l’œuvre.
Donner votre impression.

Exemple d’une fiche de lecture

Violent était le vent
Charles Nokan
Présence africaine 1966

Biographie

Charles Nokan ( Zégoua Konan Charles ) est né le 28 décembre 1936 à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire). Etudes secondaires en France, aux lycées de Blois et de Montargis, licence de sociologie, doctorat de philosophie. Il a enseigné à l’université de Poitiers, de Vincennes.

Long itinéraire intellectuel qui l’a amené à une expression intégrale, libre, délivré de toute peur et de toute frayeur, hors des genres littéraires classiques. Aujourd’hui il enseigne à l’université d’Abidjan-Cocody.

En 1962, il sort, à Paris chez Présence africaine, Le soleil noir point, un récit. Toujours chez Présence africaine, il publie un récit en 1966, Violent était le vent. Deux ans plus tard (1968), il sort une pièce de théâtre chez P.J Oswald, Les malheurs de Tchâko. En 1970, chez P.J Oswald, il publie une pièce de théâtre Abraha Pokou, suivi de La voix grave d’Ophimoi et les cris rouges, une œuvre poétique. En 1972, Les traversées de la nuit dense, N’Djolè suivi de Chansons ivoiriennes

Résumé de l’œuvre

Kossia mène une lutte héroïque pour la liberté de son peuple. En effet c’est le « vent qui se lève » avec les « révolutionnaires des savanes et des forêts ». Pour restructurer la société, il faut donner une « conscience révolutionnaire au peuple ». Ce sera la vocation de Kossia qui périra sous les flèches empoisonnées des nouveaux dictateurs d’Afrique.

Analyse du contenu

Violent était le vent, ce texte signifie essentiellement la disparition des splendeurs du « royaume bleu d’enfance », « ce matin enchanteur mais non sans nuages » que Kossia chante. En effet, l’auteur ayant constaté que l’image poétique qu’il avait gardée de son Afrique mourait parce qu’il percevait le changement du paysage humain, la prosaïsation de ses rêves, il va écrire ce texte pour dire la lutte, l’affirmation d’un art qui appelle l’homme à dépasser sa solitude.

« J’ai voulu que ces narrations soient courtes pour laisser au lecteur le temps de penser, de rêver », dixit Charles Nokan, au cours d’un entretien.

Foncièrement communiste, pour l’auteur l’art doit être au service des opprimés, des prolétaires en vue d’une transformation radicale de la société humaine. C’est pourquoi dans cette œuvre s’observe la lutte des classes .la dialectique. Kôtiboh représente le passé. Il résiste, avec une force infernale, à la jeune Afrique. Kossia et ses camarades sont les flambeaux du présent.

Les thèmes traités (la révolte, la lutte, le rêve, l’amour et la mort) même s’ils restent très communs s’acquièrent ici une force particulière.


Analyse stylistique et idéologique

Un texte d’une rare beauté, plein de poésie, d’images aux couleurs vives et contrastes. Ni roman, ni conte, mais un long rêve éveillé que soutient un onirisme prenant. Le roman se déroule entre le rêve et la réalité avec une poésie discrète, qui auréole la lutte héroïque de Kossia, pour la liberté de son peuple. De là découle l’engagement politique de Charles Nokan. Touches particulières qui s’effilent et s’égrènent en tableaux scéniques mais aussi dramatiques et poétiques.
En réalité, Nokan prêche l’espoir. Ainsi donc, l’Afrique problématique, jadis ambiguë, selon Georges Balandier et Hamidou Kane va désormais prendre corps aux rythmes sans frontières de l’esthétique nouvelle.


Conclusion

L’œuvre de Charles Nokan est proche des formes poétiques des littératures orales. Son écriture se raccroche à un langage particulier, transformant les images et les objets, modifiant les angles et les volumes.

AUGUSTE GNALEHI
augustegnalehi@hotmail.com

SOUS LA PLUME./ BIOGRAPHIE

Publié le 17/12/2009 à 12:24 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ BIOGRAPHIE

Les sept vies de Yasser Arafat
de Christophe Boltansky, Jihan el-Tahri





Résumé du livre

Un ouvrage extrêmement documenté sur Arafat et sur les rouages de l'OLP. Le but est de 'faire le tri' entre la légende, le 'mythe Arafat' et la personnalité réelle de ce leader (c' est d'ailleurs ce livre qui nous révèle sa véritable année de naissance !). L'auteur revient aussi sur les tranches tragiques de l'Histoire, qui ont mené à la disparition de la Palestine suite aux guerres de 1948 et de 1967.

SOUS LA PLUME./ ANNONCE

Publié le 27/11/2009 à 13:20 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ ANNONCE



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