A propos de ce blog

Nom du blog :
augustegnalehi
Description du blog :
Critique: -livres -muisique Sortie de livre Entretiens Vie des auteurs Critique d'art,
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
02.01.2008
Dernière mise à jour :
31.12.2013

RSS

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or augustegnalehi
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· THEATRE./ ON SE CHAMAILLE POUR UN SIEGE
· Et pourtant, elle pleurait de BITON ISAIE
· SOUS LA PLUME./ FICHE DE LECTURE
· SOUS LA PLUME./ FICHE DE LECTURE
· SOUS LA PLUME./ POESIE IVOIRIENNE

· ROMAN POLICIER./CRIME CRAPULEUX A N'GLOWAMA
· Crise ivoirienne à travers des livres du terroir: Littérature engagée ou exutoire ?
· SOUS LA PLUME./ QUAND LA DOULEUR SE FAIT MOTS
· SOUS LA PLUME./NOTES BREVES
· CLAIRE PORQUET. / LA MAGIE DU LIVRE
· PREMIER NOIR./ PRIX NOBEL DE LA PAIX
· POESIE./ INTERVIEW
· SOUS LA PLUME ./ CONCOURS LITTERAIRE
· SOUS LA PLUME./PAROLES D'HONNEUR DE SIMONE GBAGBO
· SOUS LA PLUME :GARBA 50

Voir plus 

Statistiques 122 articles


Thèmes

belle cadre douceur éléments enfant femme fille histoire jeux lecture livres moi

Derniers commentaires

je m etonne quil ne soit fait nullement cas de toh bi emmanuel, emergent ces derniers temps, pourtant, et dont
Par TOH BI Emmanuel, le 09.07.2012

j'ai beaucoup aimée ce romain félicitation papa coulibaly http://miskina .centerblog.ne t
Par soumahoro , le 05.07.2012

moi après lecture j'ai trouvé que cet oeuvre était riche de differents conseils tant sur le plan religieux que
Par doumbia ibrahim ka, le 21.06.2012

"quand l'amour transcende douleur et angoisse" est-ce une phrase extraite du livre ?http://leclow ntriste.cent
Par Chloe, le 05.06.2012

salut, je voudrais vous remercier car vous faites beaucoup pour la littérature africaine et ivoirienne en part
Par bamba tirangué, le 05.06.2012

Voir plus

RSS
Recherche

SOUS LA PULME./De l'art martial au septième art

Publié le 09/06/2009 à 21:48 par augustegnalehi
SOUS LA PULME./De l'art martial au septième art

HOMMAGE A DAVID CARRADINE



David Carradine a été retrouvé pendu dans sa chambre d'hôtel à Bangkok le 4 juin dernier. Un décès soudain, pour un acteur que le cinéma commençait à peine à réhabiliter. Personnage prétexte de la folie destructrice de Black Mamba dans 'Kill Bill', mais aussi héros implacable de la série 'Kung Fu', le comédien incarne la jonction des arts martiaux et de l'audiovisuel, à l'instar des Bruce Lee, Jackie Chan et autre Chuck Norris.




Pour son hommage au cinéma de la blaxploitation de 1997, 'Jackie Brown', c'est tout naturellement que Quentin Tarantino avait engagé la sulfureuse Pam Grier, icône de cette époque. De la même façon, on retrouvait David Carradine à l'affiche du diptyque 'Kill Bill' dans le rôle de l'homme à abattre, Bill. Quoi de plus logique dans un film qui joue sans cesse avec les codes des films asiatiques (en particulier le wu xia-pan chinois et le chambara japonais ) ou ceux des westerns de série B (de Sergio Leone aux films de drive-in) que d'employer en patriarche d'une bande de tueurs l'un des emblèmes du cinéma de genre, dans son acception virile ? Preuve en est, il incarne l'un des rôles de sa vie dans la série télévisée 'Kung Fu', avec le personnage de Caine, sorte de cow-boy errant rompu à la pratique de l'art martial. Retour sur cette grande figure des années 1970 : le premier shaolin cow-boy de l'histoire.


Odyssée des grands espaces


Un cow-boy solitaire marche dans les dunes, le visage buriné par le vent, le sable et le soleil. On retrouve dans les premiers plans du pilote de 'Kung Fu' les traits caractéristiques du bon vieux western, genre usé jusqu'à la moelle. Dès la deuxième scène, le héros voit son passé de moine shaolin retracé. L'intrigue de la série ressemble soudain davantage à 'Shangaï Kid' qu'à John Ford. Jouant sur le décalage entre Ouest sauvage et spiritualité orientale, Carradine impose d'épisode en épisode une allure nouvelle, à mille lieues du volontarisme d'un John Wayne ou de la désinvolture d'un Clint Eastwood. Imperturbable et taciturne, le héros part à la recherche de ses racines américaines, et se confronte à la violence de la société. Mais jamais Caine ne l'accepte. Luttant contre la loi du talion, le racisme et l'injustice, il traverse l'Amérique profonde de la fin du XIXe siècle.


Coup de pied dans la sierra


Une ombre plane sur Carradine et la série 'Kung Fu'. Celle d'un maître des arts martiaux, Bruce Lee. La petite histoire raconte que c'est l'action hero asiatique qui serait à l'origine du programme. Une paternité qui reste malgré tout assez floue. En revanche, il est certain que Bruce Lee a été un temps pressenti pour incarner Caine. Mais la présence d'un acteur chinois en tête d'affiche à la télévision américaine avait rendu les producteurs de l'époque plutôt frileux. De ce fait, David Carradine s'est finalement imposé comme un choix bien plus consensuel, restant dans les mémoires comme l'interprète emblématique de la série : la démocratisation des arts martiaux orientaux sur les écrans lui doit beaucoup. Avec lui, la forme même du western, alors plus que crépusculaire, prend des accents orientaux. C'est l'ère du western "chop suey" avec 'Mon nom est Shangaï Joe' ou 'La Brute, le Colt et le karaté'. L'aura internationale de son personnage permet à Carradine de devenir un ambassadeur d'une culture ancestrale. Au début des années 1990, il retrouve le Tao et le combat à main nue dans 'Kung Fu : la légende continue', où il incarne le petit-fils de son personnage initial dans les rues des villes modernes.


Kung Fu lambda


David Carradine aura marqué la télévision des années 1970, à défaut du cinéma. Si l'on peut dénombrer dans sa carrière des apparitions chez Scorsese ('Bertha Boxcar', un des premiers films du maître, et une apparition dans 'Mean Streets') ou, plus étonnamment, chez Bergman ('L'Oeuf du serpent', oeuvre sur le proto-nazisme et la surveillance), c'est bien par le cinéma d'exploitation que Carradine conquiert ses aficionados. Avec 'La Course à la mort de l'an 2000' ou 'Cannonball', l'acteur visite un genre à la mode, le film automobile. Dans les années 1980, l'ancienne vedette du petit écran perd de plus en plus sa popularité et replonge dans des éléments qui ont jalonné sa vie privée, entre drogue et alcool. Cantonné durant la période qui suit à des apparitions clins d'oeil, il va donner au cinéma ultra-référentiel de Quentin Tarantino l'un de ses personnages cultes. Initialement dédié à Warren Beatty, le rôle de Bill dans 'Kill Bill' lui revient finalement. Un personnage qui semble écrit pour lui : à bien des égards, le vieux Bill apparaît comme une réincarnation du jeune Caine : un vieux cow-boy fatigué doublé d'un père de famille modèle aux instincts guerriers à peine enfouis. Le film se clôt par un magnifique chant du cygne orchestré par la musique d'Ennio Morricone. Sans peine, on rapprochera le héraut du cinéma d'art martial des années 1970 de l'antihéros dans l'hommage rendu au genre dans les années 2000. Preuve que Carradine aura malgré les dents de scie traversé les époques. Il aura su pratiquer son art au premier et au second degré. Peu d'autres peuvent en dire autant…

Thomas Chouanière
pour Evene.fr - Juin 2009



SOUS LA PLUME./ POESIE IVOIRIENNE

Publié le 07/06/2009 à 18:10 par augustegnalehi
Doit-on proclamer la mort de la poésie ?


La poésie ivoirienne écrite, apparue en 1945 , au regard des publications ,serait-elle en péril après un plus d’un demi-siècle? En 2006, les maisons d’édition ivoiriennes n’ont publié que trois recueils de poèmes : Pensée (Woodji) de Mian Bicalot Victorine (Edilis), Confidences de Michel Gbagbo (Nei / Ceda), Une goutte sur le rocher de AKB Wogny (Editions MAG communications).En 2009, elles ont publié Zakwato /Morsures d’Eburnie de Azo Vauguy et Henri N’koumo (Vallesse Editions), Les quatrains du dégoût de Bottey Zadi Zaourou. Pourquoi ce péril ? Où sont-ils passés les poètes ivoiriens ? Paradoxes des paradoxes ! Poètes, grand public et éditeurs se renvoient la balle. Enquête.

Doit-on proclamer la mort de la poésie ? Poser une telle problématique revient à s’interroger sur le rôle des critiques littéraires, des professeurs de lettres et surtout des maisons d’édition ivoiriennes.
Que font les critiques littéraires pour accompagner les œuvres poétiques et les professeurs qui enseignent cette discipline littéraire ? A y réfléchir, ni les critiques ni les enseignants ne donnent le goût de la poésie aux élèves et au grand public.

Les enseignants au banc des accusés


« C’est lors de mes années collèges que j’ai commencé à détester la poésie, pourtant à l’école primaire j’aimais bien cette discipline. Notre instituteur de CM quand il nous fait lire Les fables de La Fontaine, il les vivait et il nous les faisait vivre », Claude Werka. Comme elle, nombreux sont ceux qui incriminent les professeurs de français. « Au lycée notre professeur expliquait mieux Les soleils des indépendances de Ahmadou Kourouma que Les fleurs du mal de Charles Baudelaire», renchérit Hervé Tanoh. Jeannette G. professeur de français n’est pas de même avis que les élèves. Quoi de plus anormal ! « La poésie est moins un genre littéraire qu’art du langage : elle se caractérise par un certain nombre de pratiques textuelles, dont je tenterai ici de dégager quelques constantes. Au premier rang de ces traits permanents figure la volonté de s’éloigner de la norme que représente la prose : tous les moyens mis en œuvre par les poètes, des plus classiques aux plus modernes, tendent à conquérir une autonomie radicale de leur langue par rapport à la prose. Voyez vous notre rôle c’est de montrer aux élèves ces constantes avant de pénétrer dans le texte poétique, avant d’exploiter le poème. Voici ce qui ennuie les élèves. Pour comprendre la poésie c’est de posséder ces clefs-là », s’est –elle justifiée. Quant à Olivier Gnaly enseignant au Lycée le Mahou, les élèves ne lisent pas, ils sont paresseux. « Sinon la poésie n’est pas hermétique comme ils le pensent. En revanche, les mots banals peuvent sembler aussi insolites que les mots rares. C’est pourquoi avant l’exploitation d’un recueil de poèmes nous donnons aux élèves des pistes, des clefs », a-t-il ajouté.

En effet la poésie, on le sait, est un art du langage. Cet art se caractérise par la mise en jeu de toutes les ressources de la langue (lexicales, syntaxiques, mais aussi sonores et rythmiques) afin de créer pour le lecteur ou l’auditeur un plaisir à la fois intellectuel et sensible. De plus, la poésie est bien davantage une certaine manière de travailler le texte. L’étymologie permet d’ailleurs d’approcher le sens du terme poésie. Il vient du grec poiein qui signifie créer ou fabriquer. On peut donc tenter de définir la poésie comme une pratique qui utilise le langage pour fabriquer un poème comme on fabrique un objet. Dans ce cas de figure, pourquoi les éditeurs ivoiriens refusent-ils de publier les recueils de poèmes ?


La poésie ne se vend pas, personne ne lit la poésie


« J’enseigne la poésie à l’université de Bouaké. Je suis également lecteur dans une maison d’édition de la place. En ce qui concerne la publication de recueils de poèmes, les éditeurs nous font croire que c’est un investissement perdu. C’est un gouffre financier », a indiqué Pascal Assoa. Et d’ajouter avec ironie. « On demande aux poètes d’éditer leurs œuvres à compte d’auteur. Mais là encore, il faut faire le pied de grue. D’ailleurs, je connais un enseignant de l’Ecole normale supérieure (ENS) qui a son tapuscrit en souffrance dans une maison d’édition ». Et Mme Drehi (Edilis) d’enfoncer le clou : « la poésie ne se vend pas. Les poètes eux-mêmes ne lisent pas les œuvres de leurs camarades. D’ailleurs vous les critiques littéraires vous n’accompagnez pas les œuvres éditées. Rares sont les journaux qui laissent une place pour faire la critique des ouvrages. En 2003, lors d’un entretien, M. Famien (Nei) a tenu des propos édifiants, témoin Mme Fatou Cissé alors chargée de communication). Voici la teneur de ses propos : « Nous sommes des hommes d’affaires. Chaque fin d’année, nos associés nous demandent de faire le bilan de nos exercices. Nous avons une obligation de résultat. Nous avons beaucoup de charges. Nous sommes livrés à nous-mêmes. Pas de subvention. Or, la poésie est éditée à perte. Personne ne lit la poésie. Les Ivoiriens ne s’intéressent pas aux poèmes ». C’est nul doute pourquoi la poésie est sacrifiée sur l’autel de la course effrénée du gain facile.

La poésie sacrifiée sur l’autel du gain facile


Selon des sources proches des maisons d’édition, les éditeurs privilégient les ouvrages scolaires parce qu’ils y gagnent beaucoup. « Les livres sont vendus à cent pour cent. Il y a de l’argent frais», a déclaré Wogny, amer. Ce passionné de la poésie a parcouru en vain toutes les maisons d’éditions. « J’étais obligé, la mort dans l’âme, de me faire éditer par une petite structure à compte d’auteur », a-t-il soutenu. Mais combien sont –ils des auteurs qui ont des manuscrits dans leur tiroir par la faute des éditeurs ? Mme Mian Bicalot Victorine , Azo Vauguy, Henri N’koumo, Michel Gbagbo, Bottey Zadi Zaourou ont eu plus de chance de se faire publier par des maisons connues telles que Edilis, Vallesse Editions, Nei/Ceda. « Au Nei/ Ceda, on m’a fait savoir que la poésie ne se vend pas et m’éditer est un gouffre financier », a souligné Victorine Bicalot. Quant à Assoumou Wogny, il s’inscrit en faux : « Je vends de façon artisanale .mais la vente est bonne. Les maisons d’éditions ivoiriennes doivent revoir leur politique générale de production sinon la poésie écrite ivoirienne va mourir… » A cette allure, si personne n’y prend garde dans trois décennies, l’on proclamera la mort de la poésie écrite ivoirienne. C’est pourquoi nous lançons un appel pressant non seulement aux autorités compétentes mais surtout aux littérateurs ivoiriens de faire quelque chose…

AUGUSTE GNALEHI
augustegnalehi@hotmail.com


SOUS LA PLUME./ RENDEZ-LITTERAIRES DE L'AECI

Publié le 18/05/2009 à 10:08 par augustegnalehi
CHOIX DES MANUELS SCOLAIRES:

José Villa lève le voile sur les critères

Foua Ernest de Saint Sauveur, le président de l’association des écrivains de Côte d’Ivoire (AECI), a initié depuis le mercredi 13 mai dernier un programme dénommé « Les rendez-vous littéraires ». Objectif : faire la promotion du livre et de la lecture. C’est dans cette optique qu’a eu lieu, ce jour de lancement des activités des écrivains ivoiriens, dans les locaux du Groupe de Recherche sur la Tradition orale (GRTO) une conférence prononcée par José Villa, le directeur de la pédagogie et de la formation continue au ministère de l’Education nationale devant un parterre d’écrivains non des moindres tels que Bernard B. Dadié, Charles Nokan et le Pr. Bernard Zady…

Les critères de choix des ouvrages utilisés dans nos lycées et collèges. Tel est le thème de la conférence prononcée par José Villa, le directeur de la pédagogie et de la formation continue au ministère de l’Education nationale. Pour M. Villa, les ouvrages retenus par ses services doivent tenir compte d’un certain nombre de critères, notamment le niveau de langue, l’aspect scientifique et surtout l’impact socioculturel.

Le directeur de la pédagogie a, d’entrée de jeu, fait un bilan des manuels scolaires écrits par des auteurs ivoiriens. En 2004, dira-t-il, 70°/ des ouvrages provenaient de l’étranger. Ce chiffre, cinq ans après, chute de 40°/ a précisé José Villa. « Aujourd’hui 60°/ de ces manuels scolaires sont nationaux », a-t-il renchéri. C’est pourquoi, conscient de cet état de fait, le directeur de la pédagogie a lancé aux auteurs ivoiriens et par ricochet à tout auteur de produire des ouvrages manuels scolaires selon les critères édictés par le ministère de l’Education nationale.

Les échanges qui ont suivi ont été par moments passionnel et passionnant. Certains intervenants tels que le Pr. Logbo Gniézé et bien d’autres ont remis en cause non pas les critères mais qui ceux composent les différentes commissions devant choisir les ouvrages. La raison évoquée ? Les membres de ces différentes structures seraient composés de copains et coquins. Pire beaucoup d’entre eux seraient dans ces commissions depuis 1984. Ce qui est ahurissant selon le Pr. Zady l’Ecole normale supérieure qui forme les enseignants du secondaire et l’Université ne sont, de façon officielle, nulle part représentées dans ces différentes commissions.

José Villa qui a pris bonne note de ces différences formes de critique a promis faire venir si d’aventure l’AECI organiserait une autre rencontre quelques-uns de ses collaborations pour un échange fructueux. Il est à souligner que cette conférence qui a réuni enseignants du secondaire, du supérieur et écrivains a tenu toutes ses promesses.
Le prochain rendez-vous, selon Foua Ernest de saint sauveur, aura lieu le 3 juin à la fondation Harris Memel Fotê.


AUGUSTE GNALEHI

augustegnalehi@hotmail.com



SOUS LA PLUME./ MEMOIRE D'ENFANT

Publié le 15/05/2009 à 19:00 par augustegnalehi



EN LIBRAIRIE/ LE SOUVENIR DE YAO AKISSI KAN …

Les Editions Livre Sud (Edils) vient de mettre sur le marché des livres en Côte d’Ivoire (Abidjan) un ouvrage d’enfant de 40 pages : De Mémoire d’enfant. L’auteur, Yao Akissi Kan, est enseignante. Aujourd’hui à la retraite, elle nous fait partager un pan de ses souvenirs d’enfance où dominent l’émotion, l’obsession des images et le goût des aventures… Cet ouvrage est actuellement disponible dans toutes les librairies de la Côte d’Ivoire.



La couverture nous présente un enfant tenant dans la main droite un ballon et dans la gauche une voiturette. Vers le haut, deux bulles. Une dans laquelle l’enfant se revoit porté dans les airs par son père et dans l’autre un train. Cette illustration donne au texte des allures d’un récit relatant des exploits d’un enfant turbulent, agité. Mais à l’analyse, il y a une sorte de dichotomie entre l’enfant qui sur la couverture ressemble étrangement à un garçonnet et le récit où le narrateur est une petite fille. Voici le passage qui nous réconforte dans notre position. « J’ai été accueillie par une modeste famille… » Page 7. Pourquoi cette bourde, cette maladresse, ce fourvoiement ?

UN MONDE ETRANGE ET IDYLLIQUE

Outre cette bévue, cette œuvre est le témoignage d’enfance de l’auteur. Elle nous fait découvrir, en même temps qu’elle, son nouveau monde.
Un monde peuplé d’une mère tendre, une mère protectrice et des gens gentils, doux et compréhensibles. En fait, elle nous fait voyager dans son monde idéalisé, idyllique. Le voyage commence le 2 septembre 1957 à 9 heures non pas dans une maternité mais dans une station de train à Agboville Est-ce la date de naissance de l’auteur ? Est-ce à cette date que l’auteur vient au monde ?

La structure et l’analyse psychanalytique nous permettent d’affirmer que c’est à cette date que le narrateur découvre le monde car le texte ne nous donne pas des détails relatifs à la provenance de l’enfant turbulent.
En revanche,le texte donne des informations selon lesquelles une famille composée de N’guessan Yao, l’époux, Kouassi Aya ,les enfants Abihissan et Mo-N’dri vient accueillir à la station du train un enfant. « Yao et Aya prenaient du plaisir à m’embrasser et à me caresser tendrement tout en me serrant contre leur poitrine… » Page 7. Ahuri et ne connaissant personne dans ce monde tourmenté déstructuré, l’enfant pris peur : « Je promenais (alors) mon regard sur ces visages étranges qui me souriaient tous, puis, brusquement, je commençai à pleurer et à crier très fort. Ainsi je venais de découvrir le monde avec les larmes aux yeux. ».Page 9.

L’enfant, comme on le contacte, vient d’arriver dans un univers étrange et étranger, un univers meublé de nuits agitées, d’aventures périlleuses…
Angoisses existentielles. Pour cet enfant, le monde qui l’entoure, c’est l’enfer parce que tous ces visages souriants le persécutaient, le mettaient mal à l’aise. Ce passage ressemble fort bien le fondement même de la conception philosophique sartrienne du monde. « L’enfer c’est les autres. ». Huis clos. C’est qu’apparaît la culture de l’auteur.

Il est à noter que Yao Akissi Kan, après ses études primaires et secondaires de 1963 à 1980, entre au cafop supérieur de Yamoussoukro et sera titularisée dans le corps des instituteurs ordinaires (1980-1983). Le 11 novembre 1997, elle devient conseiller extrascolaire.
Faisant sienne cette conception philosophique selon laquelle nul ne peut étouffer ni dissimuler l’angoisse puis que l’homme est angoisse, le narrateur a trouvé bon de s’inventer chaque jour. En effet, le narrateur se trouve dans une situation organisée, où il est lui-même engagé, il engage par ces actes qu’il pose le monde qui l’entoure et il ne peut pas éviter de choisir.

Akissi Kan (la petite Akissi), nous a plongé dans son enfance. La petite Akissi, tel un guide touristique, a fait voyager le lecteur à travers ses peurs, ses balades cadencées au dos de sa mère allant au marché, ses flâneries de chaque jour avec sa sœur aînées Eugénie et le vol de maïs de Monsieur Foco-Foco.

L’auteur a, à bien des égards, fait jouer ses qualités de narratrice. Le hic, c’est la grosse bourde de l’illustrateur. Cet ouvrage est actuellement disponible dans toutes les librairies de la Côte d’Ivoire.


Auguste gnalehi
Critique littéraire
Augustegnalehi@hotmail.com







SOUS LA PLUME./ QUAND LA DOULEUR SE FAIT MOTS

Publié le 09/05/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ QUAND LA DOULEUR SE FAIT MOTS
DES POEMES AUTOBIOGRAPHIQUES



Inna, la fille d’Hampaté Ba, vient de publier chez Ceda/ Nei un recueil de poèmes avec un titre évocateur : Quand la douleur se fait mots. Une oeuvre autobiographique qui plonge le lecteur dans le carcan de l’univers d’une âme en peine, une mère éplorée.

Oui, la mère était devoir
Non plaisirs éphémères.
Oui, les regrets sont vraiment
Les attributs de la mort
La mort, n’est-ce pas la faiblesse ?
Samba, je te veux vie
La vie c’est la force

La force d’être et la force de l‘être.

Quand la douleur se fait mots. Un prétexte pour exhumer une douleur, la mort d’un fils, victime des déchets toxiques. Un microcosme. Un coup de maître. Un recueil de poèmes traversé par des pleurs, des larmes, la souffrance. Poésie introspective. Poésie thérapeutique. Toujours est-il qu’un constat s’impose : l’art prend sa source dans le plus grand malheur de l’humanité ; la mort. Et ce ne sont pas les mythologies bété et gréco-romaine qui nous diront le contraire. L’ouvrage se présente comme l’expression de la plus grande douleur. Les grandes douleurs, dit-on, étant muettes, elles se font dans ce cas de figure art, mots pour extérioriser la peur, la souffrance de l’âme, l’émotion d’une mère éplorée.

De l’expressionnisme.

Quand la douleur se fait mots est plus qu’une simple autobiographique. Ici, c’est la création poétique et versifiée qui engendre l’écriture autobiographique. Pourtant, a priori, l’univers poétique, qui souvent a recours aux images, au lyrisme, ne semble pas s’accorder avec l’univers autobiographique. Mais pour Inna, on ne peut réduire la poésie à une simple image, propice au lyrisme. En un mot, selon Inna, toute poésie ne peut être que lyrique. Toutefois, le lecteur n’y trouvera pas une description chronologique de la vie d’Inna Hampaté Ba. Mais deux portraits historiques à travers lesquels elle tente de saisir sa propre image. Cette description constitue un enrichissement pour le lecteur qui vient se frayer un chemin dans l’univers de cette mère éplorée. Car Inna y exprime non seulement la trame de sa poésie, mais sa vision philosophique et esthétique. Il est à noter que
l’aspect politique n’est pas moins important.

Le regard clair mais voilé.
La vie de mon enfant m’a échappé
Je n’ai rien senti venir.

La première autobiographie. C’est l’œuvre elle-même. On y trouve une sorte de prédominance de la culture peulh. Bercée par les chants et ballades de ses ancêtres, Inna d’une manière allégorique parle de son enfance, de son éducation, de sa manière de percevoir la cosmogonie des siens (Mon repère).

La poésie de la fille d’Amadou Hampaté Ba est la manifestation d’une culture, expression d’un peuple. La seconde autobiographie, éponyme du titre, est plus spécialement consacrée à son attitude sous le choc de la disparition de son fils, la douleur du décès d’un frère (Kader), la peine d’une fille esseulée (La sœur éplorée). Et surtout sa tristesse au chevet d’un père malade (Lumière).

Au regard de ce qui précède, Inna est expressionniste. Elle se sert de cette forme artistique (qui est de donner à une œuvre le maximum d’intensité expressive) pour mieux exprimer ses angoisses, le tragique qu’elle vit et traverse. De l’écriture d’Inna Hampaté Ba.

Ce recueil de 61 poèmes, fondés tantôt sur des mètres libres tantôt sur des rimes, déroule des aquarelles poétiques nées dans ou de la douleur, dans ou de la peine et de l’errance (La marche). Le plus grand charme de ce recueil, c’est que certains vers sont parfois très ‘’en-allés’’. Ici, nous avons une toponymie onirique et épique où surgissent les évocations mythiques de la souffrance psychologique, le déchirement. Ainsi, de cette manière, en pratiquant cette forme langagière, Inna parvient à consolider un ‘’je’’ poético-autobiographique à un ‘’je’’ lyrique.

Bien plus, ce recueil structuré par des souvenirs-écrans devient par moments une cure psychanalytique et une libération sous forme d’émotion, d’une représentation refoulée dans l’inconscient et responsable de troubles psychiques.

A partir de cette psychanalyse, Inna s’est construit une mythologie personnelle axée autour de son nom de famille : Amadou Hampaté Ba. Au fur et à mesure des arabesques verbales, Inna transcende la douleur, la mort et se réfugie dans sa foi religieuse, dans la méditation. Un coup de maître ! Que la lecture de ces poèmes serve de thérapie !



Auguste Gnaléhi

SOUS LA PLUME./ CALME, LA GAZELLE

Publié le 19/04/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ CALME, LA GAZELLE
LE RACISME



Le racisme, je ne connais pas
Je respecte ta vie mais ne m’impose pas ta religion

La paix en soi c’est comme l’amour, l’amour c’est comme la paix dans le monde







La foi est plus forte que la violence

Tes prières réalisent tes vœux si tu prends la peine d’essayer

Respire cultive la flamme qui est en toi

L’espoir source d’amour (infini)


La paix en soi c’est comme l’amour, l’amour c’est comme la paix dans le monde




LE RACISME

Petit mot qu’as-tu fait pour mériter tant de blâme, de contre courant

Voila sa réponse

Le racisme, c’est le scientifique qui crée son virus, laissant mourir beaucoup de gens, crée ensuite l’anti-virus, l’antidote pour semble t’il soigner ou sauver des gens
Au passage il aura pris de l’argent, de la popularité, des prix

Cela permet à certains de progresser sur mon pauvre petit mot, de créer des conflits pour que l’on parle d’eux et surtout si je n’existe pas risqueront de tout perdre

Au fond de mon lit, le dictionnaire, j’entends parfois des horreurs qui font mal aux lettres de mes entrailles, mal aux lettres de ma charpente

Le racisme est devenu le fond de commerce qui fait vivre de nombreuses personnalités et qui fait couler beaucoup d’encre ou de sang

Quelle est la couleur de ton sang

Devrais je dire partout et ailleurs, il est de la même couleur ton sang

Au lieu de s’attarder à des mots qui font mouche, certains devraient s’attarder à aider les uns et les autres, tous ensemble, nous vivons le même couleur de sang

Au fond de mon lit, sur papier couché, glacé, ou mouillé, à quelques pages de mes cousines liberté égalité fraternité, je devine leur grise mine ou leur mine de crayon

A voir toujours ma côte en hausse dans les journaux

Salut petit mot


La paix en soi c’est comme l’amour, l’amour c’est comme la paix dans le monde





NADINE CALME

SOUS LA PLUME./ Femmes à l'ouvrage

Publié le 15/04/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./ Femmes à l'ouvrage
LES FILEUSES DANS LA MYTHOLOGIE

Sous la plume , avec l'aide de Evene , remonte le fil de l'histoire et fait escale au pays des mythes. Mais qu'on ne s'attende pas à une épopée homérique à la gloire des demi-dieux. Pas de talon d'Achille ni de lyre d'Orphée, ce sont les fileuses qui sont à l'honneur. Ces femmes, jeunes ou vieilles, qui tissent leur toile dans l'ombre, en attendant leur heure.


Les expressions qu'elles nous ont léguées, "le fil d'Ariane", "la toile de Pénélope", "la vie ne tient qu'à un fil"… confirment l'évidence : les fileuses mythologiques ne sont pas d'inoffensives tricoteuses au foyer, loin s'en faut. Lorsque l'on sait que le tissage était l'"oeuvre de la vierge" en attente du mariage ou l'ouvrage de l'éplorée confectionnant le linceul, les brodeuses célèbres font figure d'exception. Alors que les unes filent le destin des hommes au bout de leur fuseau, les autres prennent leurs amants dans les mailles de leur rets. Au travers de trois mythes, celui des Parques, d'Ariane et de Pénélope, portraits de ces femmes qui tirent les ficelles.


LES MERES

Deux des plus émouvants vers de Ronsard : "Ainsi en ta première et jeune nouveauté / La Parque t'a tuée, et cendre tu reposes", le disent assez : Atropos, la Parque chargée de couper le fil, a éclipsé ses soeurs dans l'oeuvre des poètes. Allégorie à elle seule de l'implacable destinée, la plus inflexible des trois soeurs - fille de la Nuit selon certains, de la Nécessité selon d'autres - ne cessera de hanter l'imaginaire des auteurs. Trois siècles plus tard, la plus terrible des moires n'a pas disparu. N'est-elle pas, dans le conte des frères Grimm, cette vieille femme filant la seule quenouille du royaume sur laquelle se piquera la trop curieuse Belle au bois dormant ? Confondre les Parques avec la grande faucheuse n'est pourtant pas rendre justice à la grande humanité du mythe. Car, qu'elles soient représentées accablées de vieillesse ou à différents âges de la vie, les trois divinités sont l'image de la mère mettant au monde celui qu'elle condamne à mourir un jour. Une hypothèse que confirme l'origine supposée du mythe : la coutume qui voulait qu'on brode les insignes de la famille et du clan sur les langes des nouveaux-nés. Sur le plan symbolique, la métaphore n'échappera pas même aux moins imaginatifs : le fil de la triade est le cordon ombilical qui relie la mère à l'enfant. Un cordon qu'à l'inverse des Parques, certaines génitrices se refusent à couper. Reste que les trois divinités du destin ne sont pas si loin des bonnes fées, l'étymologie en témoigne : le mot latin "fata" qui a donné leur nom aux fées désignait originairement les trois soeurs de l'Olympe. Des bonnes fées qui, en assumant les contraintes de leur charge, donnent son prix à la vie des mortels et leur rappellent la vanité de leur état.


L'EPOUSE


Autre mythe, autre visage de la fileuse : celui de Pénélope. Aussi connue pour sa ruse que pour être l'épouse de son turbulent mari, on lui doit surtout d'avoir inventé une nouvelle forme de résistance : le travail de l'aiguille. Car c'est en inversant chaque jour le cours du temps que Pénélope renie symboliquement la vulnérabilité de sa condition, trompant le renoncement en défaisant son ouvrage. Coudre le linceul de son beau-père Laerte n'est qu'un prétexte, Pénélope a un autre objectif : repousser ses prétendants insistants et maintenir vivace le souvenir de son époux. Par amour, par devoir, la voilà devenue Parque terrestre. Et ce qu'elle file éperdument, c'est la vie menacée du héros exilé loin d'elle déclarant à l'envi : "Mes jeunes prétendants, (...) malgré vos désirs de hâter cet hymen, permettez que j'achève ! Tout ce fil resterait inutile et perdu." (1) Sa détermination paiera : lorsque Pénélope se verra contrainte d'achever son ouvrage, Ulysse posera le pied à Ithaque. Mais avant ce retour, rien n'ébranlera son obstination farouche, ni ses parents la poussant au remariage, ni son fils la malmenant, ni ses servantes la trahissant en dénonçant la supercherie. Au milieu de l'hostilité générale, le fil est une arme sous les doigts agiles de la reine aussi redoutable que la corde de l'arc tendu par le roi. Tous sont suspendus au chas de son aiguille, soumis à une forme de régence nouvelle, exercée par une femme silencieuse et recluse dans sa chambre. Ce sont sans doute ces qualités de persévérance et cette intelligence politique qui ont rendu unanimement célèbre Pénélope et l'ont élevée au rang des plus grandes figures d'amoureuses et de reines insoumises, aux côtés de Lucrèce Borgia, Bérénice ou Médée.


L'AMANTE


Autant que Pénélope, Ariane la "très lumineuse" incarne la patience et la volonté. Dissidente politique avant l'heure - s'opposant aux volontés du roi son père - et fratricide sans remords - poussant Thésée à tuer son demi-frère le Minotaure -, la Crétoise sacrifie tout à son amant. Détail étonnant, c'est Ariane qui élit le Troyen, non l'inverse, elle aussi qui décide de lui apporter son soutien. Ici, pas de héros chevaleresque faisant le siège d'une jeune vierge mais une princesse entreprenante guidant le guerrier dans sa croisade. Intéressante inversion des rôles et rare complémentarité dans un couple mythologique. Entre eux, le fil qui doit guider le jeune homme vers la gloire témoigne assez du rôle majeur qu'Ariane occupe dans la réussite du héros. Le peloton est le fanal qui permet au vainqueur du Minotaure de sortir du labyrinthe, un guide spirituel et moral dans son parcours initiatique. De là à imaginer que cet ascendant embarrassera Thésée au point de lui faire oublier sa promise sur une île durant le voyage du retour, il n'y a qu'un pas, franchi par Massenet. Dans le livret de son opéra 'Ariane' de 1906, Thésée déclare brutalement : "Un fil guida mes pas / Aux embûches de l'ombre ? / Il ne m'en souvient pas." (2) Au regard d'une telle mauvaise foi, il est plaisant de constater qu'en renversant les codes, Ariane a éclipsé son amant dans la mémoire des siècles, inspiré des dizaines d'opéras et laissé son nom à ce fil conducteur qui règle la conduite au milieu des orages.

Célébrées par l'art, immortalisées par la littérature, les Parques, Ariane et Pénélope habitent encore notre imaginaire commun. Sans doute parce qu'au-delà de la légende, leur fil, tissé avec la constance de l'orfèvre, est un moyen de rétablir un équilibre toujours menacé et de rappeler aux héros ce qu'ils doivent à toutes les filandières de l'ombre.

(1) Homère, 'L'Odyssée', XIX, p. 138-156.
(2) Jules Massenet, 'Ariane', livret de Catulle Mendès, acte IV.




Aurélie Mongour - Avril 2009-


SOUS LA PLUME./LELISSE CALME, LA REBELLE

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./LELISSE CALME, LA REBELLE
NADINE CALME: Gazelle rebelle



J’ai une formation de culture générale, j’ai approfondi dans la formation culturelle artistique
J’ai fait la création de plusieurs manifestations cultuelles, artistiques à Paris

Je suis intéressée par l’humanité, ce que l’homme y apporte pour l’améliorer
Les droits de l’homme, le dialogue

Curieuse, j’ai voulu savoir comment se préparait un candidat à l’élection présidentielle
On n’est mieux servi que par soi même
Alors je me suis présentée en tant que candidate à l’élection présidentielle 2007
Une petite candidate incognito qui s’est fait parler d’elle à travers des mails, en envoyant son programme dans les partis de notre pays pour avoir les 500 signatures
Je vous envoie mon programme si vous me laissez votre adresse mail

Mais tout a été possible grâce à ma grand-mère qui m’a appris à écouter la nature, à reconnaître les plantes naturelles dans mon enfance, à vivre dans la foi

J’ai pratiqué de nombreux sports la danse, le basket, l’athlétisme, le yoga, le tai shi

Lorsque je viens pour la première fois dans un lieu ou dans une ville, j’écoute la nature, j’aime entendre un oiseau, la respiration, le souffle, le bruit de l’eau, sentir que la vie est là

Mes challenges ou objectifs

Réaliser ma comédie musicale intitulée saveurs tropicales dont l’affiche est en cours
Réaliser le film au cinéma (l’histoire de la comédie musicale)
J’ai besoin d’une équipe soudée pour la réalisation, de trouver des partenariats, des sponsors

Candidate à l’élection présidentielle en 2012
Pour cela j’aurai besoin d’une équipe soudée à la pêche de 500 signatures des maires de France, vous verrez c’est amusant, cela vous donne l’envie de vous dépasser, de convaincre, de réaliser quelque chose pour votre pays

A travers mes poésies, vous comprendrez
La passion, l’envie, la création, je les ai, je les mets en pratique et les perfectionne

Je les cultive dans les activités culturelles, artistiques, humanitaires, sociales

Je veux rencontrer des gens, des personnes sincères, honnêtes

Croyez moi, si vous ne l’êtes pas, je vous le ferai savoir
En principe je rencontre des personnes sincères, dans le cas contraire je les remets sur le droit chemin avec des initiatives, des envies, avec le matériel que qu’ils m’apportent c'est-à-dire l’être humain que vous êtes, ce que vous avez au plus profond de vous

Un moment donné, il faut bien rencontrer les personnes, je n’aime pas me cacher derrière un écran d’ordinateur, Rendez vous pour

Le stage à Paris de octobre 2008 à juin 2009 dont l’information est sur viadeo

La comédie musicale en représentation à partir de septembre 2009 à Paris


AUGUSTE GNALEHI













SOUS LA PLUME./LELISSE CALME

Publié le 11/04/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./LELISSE CALME

GOSPEL FAN DE… Gospel attitude

« La terre est un bien qu’on nous a légué et
qu’il faut embellir chaque jour de notre vie.
Hommage à ceux qui souffrent, à ceux qui sont dans la détresse,
ils font partie de l’écosystème de dira-t-on comme les animaux
que nous savons si bien protéger,
mais savons-nous protéger nos semblables
et nous préserver nous-mêmes ?
Rendre service est un acte naturel,
bientôt on n’utilisera plus que le langage des signes
pour communiquer entre les peuples… »

On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne.

La paix en soi c’est comme l’amour, l’amour c’est comme la paix dans le monde









NADINE CALME


SOUS LA PLUME./LEOPOLD SEDAR SENGHOR

Publié le 08/04/2009 à 12:00 par augustegnalehi
SOUS LA PLUME./LEOPOLD SEDAR SENGHOR
DECOUVERTE D'UN DES CHANTRES DE LA NEGRITUDE:

Léopold Sédar Senghor
:1906-2001


Léopold Sédar Senghor est né le 9 octobre 1906 à Joal, petite ville côtière située au sud de Dakar, Sénégal. Il fait ses études à Paris où il rentre à l'École Normale supérieure et est reçu à l'agrégation de grammaire en 1935.

Après des années d'enseignements, il fait paraître à la Libération, en 1945, son premier recueil de poèmes : Chants d'ombre. Parallèlement, il se lance dans la politique et est élu, en 1960, premier président de la République du Sénégal.

I- De l'universitaire à l'homme d'État

Régulièrement réélu à la présidence (1968, 1973 et 1978), Senghor est l'un des rares chefs d'État africains à quitter volontairement le pouvoir et à préparer sa succession. En 1981, comme il l'a annoncé, il se retire au profit de son dauphin, le Premier ministre Abdou Diouf (actuellement secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie ) en 1979. Il continue par la suite à œuvrer pour la création d'une Internationale socialiste africaine.

En 1983, il devient le premier académicien africain. Il est élu au au 16e fauteuil. La cérémonie par laquelle Senghor entre dans le cercle des académiciens a lieu le 29 mars 1984, en présence de François Mitterrand.

Il a passé les dernières années de son existence à Verson, en Normandie où il est décédé le 20 décembre 2001. Ses obsèques ont eu lieu le 29 décembre 2001 à Dakar en présence d'un grand nombre de personnalités parmi lesquelles Abdou Diouf.



II- Le combat pour la négritude

La poésie de Senghor fait la synthèse des traditions africaine et européenne. Elle puise ses images et ses symboles dans le monde africain (Éthiopiques, 1956 ; Nocturnes, 1961 ; Élégies majeures, 1979) et sait en même exploiter le vers libéré des poètes modernes.

Elle ne se sépare pas d'un engagement dans le combat pour la réhabilitation de l'homme noir. Avec Aimé Césaire, Senghor a lancé la réflexion sur la « négritude ». En 1948, son Anthologie nouvelle de la poésie nègre et malgache de langue française, précédée de l'Orphée noir de Jean-Paul Sartre, apparaît comme l'un des plus beaux manifestes de la négritude. Respecté par les Africains comme un homme qui n'a renié ses origines, il est aujourd'hui considéré par les intellectuels français comme l'un des leurs.



III- Le rythme de l'Afrique noire

Le rythme est au centre de la poésie de Senghor, ce rythme issu des traditions orales africaines et de la « transe des tam-tam » est parfois déconcertant. Alors que ses premiers recueils, bien que bercés par cette musicalité et ces rythmes inspirés de sa terre africaine, s'inscrivent dans une tradition poétique française et non dans la lignée de la poésie « nègre », Nocturnes (1961) ouvre une nouvelle ère poétique. Le rythme en tant que richesse des langues et des civilisations d'Afrique noire donne tout son sens à la poésie et au lyrisme. Avec ce recueil « seul le rythme provoque le court-circuit poétique qui transforme le cuivre en or, la parole en verbe », il « engendre non seulement la mélodie, mais aussi l'image par son élan itératif, et, partant, suggestif, créatif ». En 1973, il publie Lettres d’hivernage et, en 1979, les Élégies majeures.

L'ensemble des écrits politiques et essais littéraires de Senghor a été rassemblé dans quatre volumes sous le titre Liberté, publiés de 1964 à 1984. Passionné par les littératures orales africaines, il a notamment recueilli une centaine de poèmes sérères (1945). Sa carrière littéraire est consacrée en 1983 par son élection à l'Académie française.



IV- Gros plan sur Chants d'ombre (1945)

Chants d'ombre est un recueil qui a fait date dans l'histoire de la poésie. Lecteur attentif de Claudel, de Saint-John Perse et des surréalistes, Senghor se rapproche d'eux par l'esprit et le sens de l'image. Mais l'influence africaine domine largement dans ces textes d'atmosphère où le tam-tam bat toujours la mesure. La mélodie senghorienne emprunte ses rythmes et ses intonations à la poésire orale et à la musique qui l'accompagne.



Extrait : Nuit de Sine

Femme, pose sur mon front tes mains balsamiques, tes mains douces plus que fourrure.
Là-haut les palmes balancées qui bruissent dans la haute brise nocturne
À peine. Pas même la chanson de nourrice.
Qu'il nous berce, le silence rythmé.
Écoutons son chant, écoutons battre notre sang sombre, écoutons
Battre le pouls profond de l'Afrique dans la brume des villages perdus.


Voici que décline la lune lasse vers son lit de mer étale
Voici que s'assoupissent les éclats de rire, que les conteurs eux-mêmes
Dodelinent de la tête comme l'enfant sur le dos de sa mère
Voici que les pieds des danseurs s'alourdissent ; que s'alourdit la langue des choeurs alternés.


C'est l'heure des étoiles et de la Nuit qui songe
S'accoude à cette colline de nuages, drapée dans son long pagne de lait.
Les toits des cases luisent tendrement. Que disent-ils, si confidentiels, aux étoiles.
Dedans, le foyer s'éteint dans l'intimité d'odeurs âcres et douces.


Femme, allume la lampe au beurre clair, que causent autour les Ancêtres comme les parents, les enfants au lit.
Écoutons la voix des Anciens d'Elissa. Comme nous exilés
Ils n'ont pas voulu mourir, que se perdît par les sables leur torrent séminal.


Que j'écoute, dans la case enfumée que visite un reflet d'âmes propices
Ma tête sur ton sein chaud comme un dang au sortir du feu et fumant
Que je respire l'odeur de nos Morts, que je recueille et redise leur voix vivante, que j'apprenne à
Vivre avant de descendre, au-delà du plongeur, dans les hautes profondeurs du sommeil.

Léopold Sedar Senghor, Chants d'ombre, © éd. du Seuil (1945).




SOURCES:espacefrançais.com